• ZARA Tomes I et II

    Nadine MOUSSELET plutôt reconnue auteur d''excellents thrillers (Prix ville de Trévières 2007) ouvrages dont je pourrais également parler les ayant tous à la maison et lus bien sûr et Bruno MOUTARD auteur romancier (Prix Reine Mathilde 2011 et Prix Octave Mirabeau 2012) dont j'ai également tous les livres ici

    Nous proposent

    ZARA - I

    ZARA Tomes I et II

    Le murmure des pierres

    Avant même sa naissance, Zara s'appelle Zara, sa mère a déjà quatre garçons et il est hors de question qu'elle accouche d'un cinquième.. et Zara arrive mais en se présentant très mal et Rico n'est pas là et Abigaël est seule avec cette religieuse en qui elle avait confiance. L'enfant est morte lui dit-on après la naissance. Nous sommes en Espagne alors en 1980 et l'histoire commence et nous fait faire un grand bon dans le temps pour nous retrouver en Italie à Rome dans les années 95 et là oh surprise c'est Zara que nous retrouvons !!!

    Auprès de Nadia sa nounou (venue de Marrakech dont nous parlerons davantage dans le second tome) Zara serait donc la fille d'un couple dont le père serait Monsieur de Cervantes, Ambasadeur d'Espagne en Italie.

    Une belle définition entre autres de Zara page 45 ... Zara aimait... Dans ce monde-là, le mouvement. Et je cours, et je remue les bras, et je trébuche, et je peste, et je galope, et je siffle, et je chante. Gais, tristes, coléreux, inquiets, endormis, énoervés... Costumes impeccables, bleus de travail, robes de ville, jeans délavés, loques de mendiants, uniformes de polizia municipale, bermudas escaladés par des armées de fleurs... oui, Zara aimait. Elle adorait l'ambiance comme la faune de cette jungle urbaine.

    Extrait page 46 - ...Zara vivait loin de tout, mais elle était consciente de la chance qu'elle avait de se promener dans l'agréable, dans le confortable, tandis que d'autres survivaient dans l'insupportable. C'est ce qu'elle pensait en gravissant les marches tapissées d'un mélange de crasse et d'huile. La belle-mère de Nadia ouvrit la porte dès le troisième toc. La chaleur de l'escalier entra, la froideur du visage glaça les deux jeunes femmes. Puis elle reconnut Zara. Zara, la fille des patrons de son fils. Elle devint tiède, puis douceâtre, mielleuse enfin...

     Puis la vie défile puis les aventures s'accumulent et ses parents disparaissent dans un accident d'avion.. Nous la retrouvons chez Dana Elvira qui décide de la prendre en mains de faire son éducation afin qu'elle puisse être présenter à la Cour d'Espagne et lui annonce son entrée prochaine au couvent !!!

    Elle découvrent, orpheline, que son identité est trouble. Zara part à la recherche d'un passé caché dont elle n'a pas idée. Nous traversons l'Espagne avec en fond de course... un murmure inquiétant et qu'elle n'arrive pas à décripter. Les personnages vont défiler amicaux et dangereux, des situations difficiles des rencontres heureuses aussi.

     Enfermée dans un orphelinat... page 182 ... La grille de l'orphelinat dressait sa froide ossature de métal malade, juste en face d'elle. Elle était close. Sur la droite, tourmentés, grisâtres s'alignaient des oliviers, sur la gauche cascadait une sierra dont l'aridité ne faisait aucun doute. Seule la crête était parsemée de touffes éparses de verdure, posées tel un béret sur une tête chauve. Entre les deux serpentait la route d'où elle venait. Zara plongea son regard entre les barreaux. La grille s'écaillait en de multiples endroits mais l'allée s'avançant dans le parc arboré attestait d'un entretien régulier. Là encore, les bougainvilliers habilement disposés de chaque côté accouchaient d'une ombre bleue. Pins, cèdres, platanes, marronniers se succédaient et cachaient en partie le bâtiment...

    Les décors décrits sont superbes. Elle doit s'échapper absolument de cette prison religieuse et va découvre enfin sa véritable identité mais se laisse reprendre, planquée dans la sacristie par le père Toni. Il lui propose son aide.

    Page 195 ... Deux ombres furtives glissaient dans les allées du parc. Deux ombres tellement proches qu'elles ne faisaient qu'une, un monstre à deux têtes. Le père Toni lui aurait bien pris la main pour... juste pour le plaisir du contact, mais une petite voix intérieure lui souffla de ne rien en faire... Le prêtre ouvrit la porte qui n'était pas fermée à clé. D'une main hésitante posée doucement sur l'épaule, il invita Zara à pénétrer dans la pièce... Elle découvre que le prête a les mains brûlées et cela lui rappelle la mort sans doute affreuse de ses parents, il la console et prise d'amitié pour cet homme lui montre les précieux papiers qui assurent de sa vraie identité. Le lendemain après une bonne nuit, Zara laisse un message de remerciement au père et se sauve. Zara part à la recherche de ses vrais parents et n'a pas fini de rencontrer des obstacles pendant que le père lui de son côté essaye de la rejoindre pour lui porter secours.

    Elle fait la connaissance de sa grand-mère qui lui raconte la vérité sur sa naissance. Pour fuir l'Espagne et ses ennemis on s'organise autour d'elle en cachette et on prépare un terrible et douloureux voyage en camion puis c'est une course contre la montre qui va se dérouler, et l'on dévore et l'on tourne les pages ... ne pas se faire prendre surtout pour finalement enfin arriver sur le quai page 283 ... Au loin, la silhouette de la locomotive apparaît. "Côté gauche, j'ai gagné",. Un ciel immaculé qu'une armée de palmiers essayait de trépaner, une plage blonde mangée par la mer, un homme et une femme main dans la main... Dessous, juste en dessous, l'agence de voyage avait écrit : Le Maroc, ce pays qui voyage en vous !

    A bout de souffle... fin de la première partie car il pour atteindre le Maroc il faut bien un deux tome à ce premier !!!

    SUPERBE HISTOIRE, ADORABLE ET FOLLE PETITE ZARA

    ZARA - II

    ZARA Tomes I et II

    L'espoir en bagage

    Nous sommes sur le quai de la gare de Ciudad Real en 1996... Juanita attendait Zara, elle arrive la voici ! sous un autre prénom... Alicia auquel il faut qu'elle s'habitue à répondre car personne ne doit savoir qui elle est exactement.

    Le rythme de l'histoire est particulièrement prenant et accéléré, je disais justement qu'il me semblait suivre le rythme d'Indiana Jones car nous n'avons en effet nous les lecteurs pas le temps de dire ouf que nous passons d'une situation à l'autre sans prendre le temps de respirer, nous nous planquons, nous sommes embarqués par des gens qui nous connaissent mais que nous ne connaissons pas du tout et à qui désormais il vaudra mieux faire confiance pour arriver à bon port.

    Je passe bien sûr des tonnes d'informations et surtout des détails croustillants, nous croisons Cheyenne qui va aider notre héroïne bien sûr !!! j'aime bien Cheyenne. Puis au Maroc Youssef prend le relai... page 75 ... Les deux autres épouses de Youssef furent charmantes à son égard. Elles reçurent l'invitée du mari, ou du maître, puisque tout démontrait ce titre dans cette domination, avec l'amabilité requise. Sitôt passées les présentations, Zara fut priée d'assister à une visite digne d'un état des lieux... (Ah la page 75 et ses détails magnifiques à lire absolument)

    Mais il y a tant d'autres personnages que je ne peux citer ici, tant d'autres situations rocambolesques... impossible d'en faire des aperçus.

    Zara va traverser le Maroc et là si vous ne connaissez pas le Maroc... lisez donc Zara :

    ... Elle arrive à Fès, Fès la magnifique ! ... page 85 ... l'une des fées du Maghreb. Fès, depuis le temps que Zara entendant ce nom. Son précepteur déjà, Nadia ensuite, celle qui n'avait de cesse de nommer les villes de son pays d'origine. Marrakech bien sûr, Rabat, Casablanca, mais Fès... Elle se souvenait des paraboles pléthoriques de sa nourrice adorée qui ne tarissait pas d'éloges à son endroit, à son envers non plus d'ailleurs. Fès ou la naissance d'une légende. Sa construction à l'aide d'une pioche d'or et d'argent par Idris 1er, ce qui lui vaudra son nom par simple traduction de l'outil mythique. Fès, qui accueillit pas moins de huit mille familles andalouses chassées de Cordoue par les Omeyyades, ces califes musulmans ayant envahi la péninsule ibérique au siècle premier. Fès, ses relations privilégiées avec l'Andalousie comme le démontrait le jumelage récent avec Cordoba, cinq années en arrière. Fès encore, dont Nadia ne pouvait parler sans évoquer sa Médina, son souk des teinturiers, telle une ode aux couleurs, celui des épices, tel un hommage aux senteurs... Fès enfin, la moderne, construite sous le protectorat français au début du XIXe siècle, ces mêmes français qui étaient en disgrâce avec les habitants de la vieille ville. Alors oui, oui pour toutes ces raisons, Zara collait son nez à la vitre froide, les yeux perdus dans les ténèbres à la recherche des premières lueurs de la ville des Mille et Une Nuits ...


    Et la cavalcade reprend... vitesse grand V... page 113 ... Escalader une fenêtre, se ruer sur les toits, descendre une échelle, sauter, courir... en soutane ! si un jour on lui avait décrit une telle ineptie, sans doute Toni aurait pris cet original pour un dément. Pourtant c'est bien ce qu'il venait de faire, la peur comme carburant, la chance pour bagage. Parce que personne ne montait la garde à la porte vitrée du premier, pas plus qu'au rez-de-chaussée....

    Ah.. et puis le Riad El Youssoufi... je crois que je le connais (ben voyons !!!) page 249 ... Une merveille nichée dans une ruelle étroite, un petit paradis déposé par les Dieux à cinq minutes des souks et de la place Jemaa el Fna, non loin du Palais du Pacha : Dar El Glaoui. " Nadia a bien de la chance de vivre en ce lieu magique ", songea Toni en traversant le quartier Bab Doukkala. D'un pas pressé il longeait les murs. De hauts murs rouges à soubassements gris qui se faisaient face dans un espace exigu. L'ombre y était bienveillante. Elle permettait à chacun des habitants de se protéger des dards de lumière jetés par un soleil insolent, curieux de tout visiter. Comme Toni qui se concentrait sur son itinéraire afin de s'interdire toute divagation. Suivant à la lettre les indications de Nadia, il s'arrêta devant une porte dans la pure tradition marocaine, grande, haute, en bois massif sculptée, garnie de forts clous cuivrés...

    Enfin toute l'histoire se déroule devant les yeux de la lectrice passionnée et abasourdie que je suis par tant d'aventures extra--ordinaires. La petite Zara est un feu follet, une panthère, une enfant perdue, une rebelle, une femme, une fée... bref elle est tout ce que j'ai pris plaisir à imaginer. Tour à tour entourée de personnes adorables ou d'horribles criminels qui ne cherchent qu'à la supprimer. J'ai eu peur parfois pour elle mais elle arrivera a son but j'imagine, encore, son but qui est de retrouver ses parents biologiques, j'en suis bien certaine elle y parviendra, même si pour cela il faut que j'attende plusieurs mois que le troisième Tome soit édité !!!

    Quelle idée géniale que ce personnage par

    ZARA Tomes I et II

    Nadine MOUSSELET (je vous adore)

    ZARA Tomes I et II

    Bruno MOUTARD (je vous félicite et j'espère cette fois-ci pouvoir obtenir le Tome III lors d'une de vos dédicaces où j'aurai le plaisir de vous retrouver et de faire connaissance de Madame MOUSSELET.)

    A LIRE ABSOLUMENT

    et le TOME I et le TOME II

    ZARA Tomes I et II

    La suite au mois de juin 2014 pour le

    POUR TERMINER CETTE SAGA EN BEAUTE

    PROCUREZ-VOUS, LISEZ

    ZARA III

    qui sera disponible au salon du livre Les Pieux

    les 7 & 8 mars 2015

    Bruno MOUTARD sera présent

     

    ORCHESTRE MOHAMMED AMINE DEBBI

    Musique arabo-andalouse marocaine

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