• Reprise novembre 2017

    L'artiste peintre française Suzanne Valadon, de son vrai nom Marie-Clémentine Valade,  naît à Bessines-sur-Gartempe le 23 septembre 1865. Elle décède à Paris le 7 avril 1938. Elle est la mère de Maurice Utrillo.

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    Suzanne Valadon a sans doute été l'unique amour de Éric-Alfred-Leslie Satie, dit Erik Satie compositeur et pianiste français né à Honfleur le 17 mai 1866 et mort à Paris le 1ᵉʳ juillet 1925.  Pour écrire ces quelques mots j'ai plutôt été inspirée par Debussy et son merveilleux Clair de lune.


    Pour Clémence, ma nièce. Parce que les plus grands ont tous commencés par le dessin et comme elle ils étaient passionnés.

    Marie-Clémentine ou Marie la Clémentine,

    Sur la photographie la femme est très songeuse,
    paisible en dépit de sa vie laborieuse,
    son visage frissonne sur le papier glacé
    mais je la vois sourire et je la vois bouger.

    Sait-elle ce que l'on sait aujourd'hui de sa vie ?
    De ses joies, de ses peines de ses nuits d'insomnie.
    Insolite rencontre qui m'a beaucoup émue
    dans cet entre deux mondes au pouvoir absolu.

    Je plonge dans son regard qui semble s'éveiller
    délivré de l'oublie, pour toujours exilé.
    Son âme me conduit vers ses années lumière
    où je vais retrouver des figures légendaires.

    Guidée par sa présence que seule je devine
    je glisse derrière son ombre troublante qui me fascine
    le long de ces ruelles pavées grossièrement 
    qui cachent des jardins qui frisent l'enchantement. 

    Des bistros se s'insinuent, on s'y perd en souffrance
    car ici l'on palabre en marché d'influences,
    un sonnet vaut un bail, une ébauche du pain,
    car sans le sou ces gens-là se meurent de faim.

    Des peintres décharnés qui récoltent des miettes 
    au lieu de déguster du moulin, la galette.
    Des nuits à se chercher, des jours à s'épuiser
    en quête d'une éternelle et noble postérité.

    D'ateliers en troquets d'intenses conversations
    enfiévrées se déchaînent nourries d'exclamations,
    ces échanges d'outre-tombe animées de passion
    d'où suintent les espoirs de folles ambitions.

    A force d'exposer ses courbes généreuses
    au regard de Lautrec, rêve la blanchisseuse.
    Sur les toiles de Degas on la verra valser
    et Puvis et tant d'autres sauront la révéler.

    Nous allons l'une feue, l'autre le coeur battant
    au-dessous des nuages où défile le temps
    frôler la silhouette du fils tant aimé
    noyé dans ses besoins de grandes nécessités.

    Sur les flancs de la butte fleurissent des chevalets.
    Elle me montre du doigt la treille des murets
    c'est là que croît heureuse la vigne enchanteresse
    sur la terre fertile que les pinceaux caressent

    de couches irisées traduisant la ferveur
    de teintes ténébreuses exprimant la douleur,
    puis ma vision s'estompe je la perd soudain
    loin dans l'éternité. C'est là qu'elle a rejoint

    Marie la Clémentine assoupie pour longtemps,
    alors que Maria pose pour ses amants,
    les toiles de Suzanne enfin nous parleront
    mais l'on se souviendra d'abord de Valadon.  

    Et de ce rendez-vous insolite bien sûr,
    impressionnés peut-être par ma belle aventure
    sachez que pour ce peintre on a cru tout savoir
    et que je me réserve le droit de n'y pas croire. 

    Catherine Pallois - Marthe des Monts  C'était hier Tous Droits Réservés

    Marie-Clémentine Marie-Clémentine

     

    Je suis une grande admiratrice du cheminement personnel et artistique ainsi que des oeuvres de Suzanne Valadon et de son fils Maurice Utrillo, je suis enthousiasmée par les toiles de peintres impressionnistes en général. Lors d'une promenade à Montmartre il y a bien longtemps, accompagnée de ma tante Pépé et de son petit fils Eric aujourd'hui disparus tous les deux, j'ai découvert une palette impressionnante et intéressante d'artistes installés sur la place du Tertre. Je n'oublierai jamais cette ambiance particulière, je n'oublierai jamais cette balade hors du temps.

    "La couleur existe parce que notre oeil est constitué de telle sorte qu'il transmet au cerveau, sous forme de couleur, les diverses façons dont les corps absorbent et décomposent, suivant leur constitution chimique, les rayons lumineux qui les frappent. Toutes les proportions de cette absorption et de cette décomposition constituent les nuances. Donc cet organe impose à l'esprit sa manière de voir, ou mieux sa façon arbitraire de constater les dimensions et d'apprécier les rapports de la lumière et de la matière".
    lettre d'un fou guy de maupassant

    Tempête

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