• De 2014 remise en ligne pour le plaisir.

    La maison verte,

    Au seuil de la porte entr'ouverte
    de la maison, la maison verte
    un pensionnaire sur un banc
    attend comme un petit enfant.

    Il sourit de voir les oiseaux
    qui se bagarrent pour son gâteau
    celui du matin qu'on lui donne
    à l'instant ou la cloche sonne.

    L'ombre du tilleul vient jouer
    avec ses paupières plissées,
    quelqu'une approche à petits pas
    pose sa main dessus son bras,

    les amitiés se lient se font
    au fil d'une conversation.
    Le temps s'arrête, il est clément 
    l'un et l'autre aiment le printemps.

    C'est une saison enchantée,
    que nos anciens savent apprécier,
    ce plaisir de rester ainsi
    et le goûter à l'infini !

    dessus leurs pantoufles fanées
    un papillon s'est installé,
    c'est un insecte magicien
    qui les entraîne sur un chemin

    loin du réel, loin de ce monde
    en volant par-dessus les ondes,
    c'est juste une heure, une heure ou deux
    le suivre ailleurs c'est merveilleux.

    Et quand le jour sera fini,
    la maison verte assoupie,
    sous l'arbre on les retrouvera
    l'un près de l'autre, oubliés-là.

    Catherine Pallois - Marthe des Monts - Tous Droits Réservés

     


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