• Marie-Clémentine - L'art de la peinture mise à l'honneur Reprise novembre 2017

    L'art de la peinture mise à l'honneur Reprise novembre 2017

    Suzanne Valadon, pseudonyme de Marie-Clémentine Valadon, née le 23 septembre 1865 à Bessines-sur-Gartempe et morte le 7 avril 1938 à Paris, une artiste peintre française. Elle est la mère du peintre Maurice Utrillo.

    valadon1

    Pour Clémence, ma nièce. Parce que les plus grands ont tous commencés par le dessin et comme elle ils étaient passionnés.

    Marie-Clémentine

    Sur la photographie la femme est très songeuse,
    paisible en dépit de sa vie laborieuse,
    son visage frissonne sur le papier glacé
    mais je la vois sourire et je la vois bouger.

    Sait-elle ce que l'on sait aujourd'hui de sa vie ?
    De ses joies, de ses peines de ses nuits d'insomnie.
    Insolite rencontre qui m'a beaucoup émue
    dans cet entre deux mondes au pouvoir absolu.

    Je plonge dans son regard qui semble s'éveiller
    délivré de l'oublie, pour toujours exilé.
    Son âme me conduit vers ses années lumière
    où je vais retrouver des figures légendaires.

    Guidée par sa présence que seule je devine
    je glisse derrière cette ombre troublante qui me fascine
    le long de ces ruelles pavées grossièrement 
    qui cachent des jardins frisant l'enchantement. 

    Des bistros se devinent, on s'y perd en souffrance
    car ici l'on palabre en marché d'influences,
    un sonnet vaut un bail, une ébauche du pain,
    car sans le sou ces gens-là se meurent de faim.

    Des peintres décharnés qui récoltent des miettes 
    au lieu de déguster du moulin, la galette.
    Des nuits à se chercher, des jours à s'épuiser
    en quête d'éternelle et noble postérité.

    D'ateliers en troquets d'intenses conversations
    enfiévrées se déchaînent nourries d'exclamations,
    ces échanges d'outre-tombe animées de passion
    d'où suintent les espoirs de folles ambitions.

    A force d'exposer ses courbes généreuses
    au regard de Lautrec, rêve la blanchisseuse.
    Quand Degas sur ses toiles nous la fera valser
    Puvis et beaucoup d'autres sauront la révéler.

    Nous allons l'une feue, l'autre le coeur battant
    au-dessous des nuages où défile le temps
    frôler la silhouette du fils tant aimé
    qu'elle voudrait qu'on ignore tant il est désoeuvré.

    Sur les flancs de la butte poussent des chevalets.
    Elle me montre du doigt la treille des murets
    c'est là que croît heureuse la vigne enchanteresse
    sur la terre fertile que les pinceaux caressent

    de couches irisées traduisant la ferveur
    de teintes ténébreuses exprimant la douleur,
    puis ma vision s'estompe je la perd soudain
    loin dans l'éternité. C'est là qu'est son destin.

    De Marie-Clémentine assoupie pour longtemps
    à Maria modèle qui pose pour ses amants,
    Suzanne peint ses toiles dont beaucoup parleront
    mais l'on dira qu'elles sont signées de Valadon.  

    Et de ce rendez-vous insolite bien sûr,
    impressionnés peut-être par ma belle aventure
    sachez que pour ce peintre tant de fois raconté
    et bien je me réserve le droit d'en rajouter. 

    Catherine Pallois - Marthe des Monts  C'était hier Tous Droits Réservés

    Marie-Clémentine Marie-Clémentine 

    Toile de Suzanne Valadon - Montmartre

    Marie-Clémentine - L'art de la peinture mise à l'honneur Reprise novembre 2017

    Marie-Clémentine - L'art de la peinture mise à l'honneur Reprise novembre 2017

     

    Toile de son fils Maurice Utrillo - Le célèbre Lapin agile à Montmartre

    Marie-Clémentine - L'art de la peinture mise à l'honneur Reprise novembre 2017

    Il y a plusieurs ouvrages édités concernant ce grand peintre.

    Suzanne Valadon a sans doute été l'unique amour de Éric-Alfred-Leslie Satie, dit Erik Satie compositeur et pianiste français né à Honfleur le 17 mai 1866 et mort à Paris le 1ᵉʳ juillet 1925.  Pour écrire ces quelques mots j'ai plutôt été inspirée par Debussy et son merveilleux Clair de lune. 

    Portrait de  Maurice Utrillo par sa mère Suzanne Valadon.

    Maurice Utrillo né Maurice Valadon le 26 décembre 1883 à Paris 18ᵉ, mort le 5 novembre 1955 à Dax, peintre français de l'École de Paris

    Marie-Clémentine - L'art de la peinture mise à l'honneur Reprise novembre 2017

    Je suis une grande admiratrice du cheminement personnel et artistique ainsi que des oeuvres de Suzanne Valadon et de son fils Maurice Utrillo, je suis enthousiasmée par les toiles de peintres impressionnistes en général. Lors d'une promenade à Montmartre il y a bien longtemps, accompagnée de ma tante Pépé et de son petit fils Eric aujourd'hui disparus tous les deux, j'ai découvert une palette impressionnante et intéressante d'artistes installés sur la place du Tertre. Je n'oublierai jamais cette ambiance particulière, je n'oublierai jamais cette balade hors du temps.

    "La couleur existe parce que notre oeil est constitué de telle sorte qu'il transmet au cerveau, sous forme de couleur, les diverses façons dont les corps absorbent et décomposent, suivant leur constitution chimique, les rayons lumineux qui les frappent. Toutes les proportions de cette absorption et de cette décomposition constituent les nuances. Donc cet organe impose à l'esprit sa manière de voir, ou mieux sa façon arbitraire de constater les dimensions et d'apprécier les rapports de la lumière et de la matière".
    lettre d'un fou guy de maupassant

    Et pour elle... Léo Ferré qui chante Baudelaire

    Charles BAUDELAIRE   (1821- 1867)

    A une passante

    La rue assourdissante autour de moi hurlait.
    Longue, mince, en grand deuil, douleur majestueuse,
    Une femme passa, d'une main fastueuse
    Soulevant, balançant le feston et l'ourlet ;

    Agile et noble, avec sa jambe de statue.
    Moi, je buvais, crispé comme un extravagant,
    Dans son oeil, ciel livide où germe l'ouragan,
    La douceur qui fascine et le plaisir qui tue.

    Un éclair... puis la nuit ! - Fugitive beauté
    Dont le regard m'a fait soudainement renaître,
    Ne te verrai-je plus que dans l'éternité ?

    Ailleurs, bien loin d'ici ! trop tard ! jamais peut-être !
    Car j'ignore où tu fuis, tu ne sais où je vais,
    Ô toi que j'eusse aimée, ô toi qui le savais !

    Tempête

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  • Commentaires

    2
    Mercredi 22 Novembre à 10:41

    Merci Mousse pour ton message d'aujourd'hui qui n'apparaît pas ici donc j'ai fait un copier/coller car je l'ai dans mon "administration" va comprendre !

     

    Adresse e-mail :

    Bonjour chère Babou,

    Merci pour cette belle chronique, un livre très intéressant, j'aime soucoupe Satie !

    J'aime ce genre de lecture.

    La citation a fait du remous hier !

    J’ose dire tout haut ce que les autres pensent tout bas.

    Je ne suis pas raciste, mais pour moi certaines personnes sont nuisibles, on les accueille, on fait tous leurs caprices au détriment des gens du pays, ce n’est pas encore bon, ils ont tout cassé et pillé la semaine dernière deux fois sur la semaine en ville, ras-le-bol de ces nuisibles, qu’ils aillent faire leur cirque chez eux, bientôt, nous serons tous musulmans, je me battrai jusqu’au bout contre ces inutiles, pilleurs, profiteurs du système.

     

    Tuer des gens qui ne leur font rien, je les hais. Une race que je ne peux plus voir, tant pis pour les bons, je vois qu’aucun ne bouge pour leur dire que ce n’est pas bien, moi, ils sont tous dans le même sac.

    Je suis dure, mais c'est la réalité, quand tu penses que les Belges n'osent plus aller en ville.

    ca fait 4 ans que je ne suis plus allée, je vais à Waterloo, il n'y en a pas, on se sent chez soi, mais plus à Bruxelles.

    Bref, on pourrait en parler des heures.

    Bonne journée, bisous et mes amitiés.

    1
    Samedi 28 Décembre 2013 à 08:55

    anciens commentaires conservés

    Anciens Commentaires

     

    1. poirier jean claude 02/11/2012

    Babou,je viens vous presenter mes amitiés du soir.J'adore votre poème et son histoire;j'adore Utrillo; si je me retourne je vois une copie d'une peinture d'Utrillo faiute par le si gentil papa de ma chère compagne.Il s'était mis à commencer à peindre à plus de 50 ans. 

    2. Jean-Marc 08/07/2011

    Comme tout vrai parisien je garde un souvenir émouvant de Montmartre et de la place du Tertre.
    Je trouve qu'aujourd'hui il y a moins de sensibilité à Montmartre que dans les années 60.
    C'est devenu trop snob, quel dommage

     

     

    3. Jyckie (site web) 10/12/2010

    Bonjour Catherine,
    Voilà, je viens de trouver ton dernier bébé mais quel poème ! Je sais combien il faille peaufiner ses connaissances avant de trouver la bonne trame, mais là, tu m'épates !!!
    ....des artistes sans le sou qui se meurent de faim, des peintres acharnés qui récoltent les miettes au lieu de déguster du moulin, la galette... mais quelle merveille ! Je comprends à quel point l'enfantement d'un tel écrit a dû être douloureux !
    Que puis-je ajouter si ce n'est : bravo l'artiste et chapeau bas !
    Gros bisous ma douce et encore toutes les félicitations de Jyckie. 

     

    4. Maman 29/11/2010

    Je ne peux que m'associer aux dires et compliments de ton amie Michèle. J'aime moi aussi Utrillo par contre je ne savais rien de sa vie. Tu es un as et je suis toujours étonnée de ton savoir sur tout. Continues ma fille, cela fait tellement plaisir de lire de si jolies choses. Bravo et bisous de ta maman. Je vais le passer à Clémence

    5. Michèle RENAULT-LEMIRE 29/11/2010

    Fabuleux, fabuleux ! encore une fois tu m'as transportée ; et le thème de ta poésie est incroyablement bien choisi. Il s'avère que je suis allée à Paris voir l'exposition Utrillo-Valandon et que j'avais eu le coup de coeur pour cette femme que je ne connaissais pas. Je n'avais pas aimé Utrillo dans la mesure où je trouvais ces couleurs tristes malgré les matériaux utilisés et que ces tableaux ont été tellement usités pour les cartes de voeux que je n'appréciais plus. Par contre toute mon attention allait vers sa mère et j'avoue que j'ai été très heureuse de la découvrir : surtout ses nus et ses belles couleurs et sa touche moderne par rapport à son fils. J'ai acheté le livre de l'expo (actuellement en carton).
    Vraiment ton poême est vrai, bien traduit dans la vie de cette peintre et je sens cette admiration, cette sensibilité voire complicité avec Marie Clémentine. Bravo tu es une belle artiste aussi et merci de ce partage culturel et sensible. Michèle

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