• Les enfants de la licorne de Maïa ALONSO

    LES ENFANTS DE LA LICORNE

    Roman de MAIA ALONSO

    Les enfants de la licorne de Maïa ALONSO

    Edition ATLANTIS

     Ce livre est superbement imprimé, des astérisques nous dirigent vers le bas de certaines pages afin d'éclairer le lecteur sur certaines expressions régionales entre autres, exemple : les soubergues , qui sont des collines en terrasses plantées de vignes. J'ai trouvé intéressant au début du livre le rappel du nom de chacun des personnages.

    La couverture représente un très beau tableau réalisé par La Princesse Yadana Nat Mai June Bellamy dont Maïa Alonso honore la mémoire.

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    L'Auteure nous dépeint ici une incroyable et belle histoire,

    l'arrivée des "maudites" qui sont entrées en possession de la Quitterie qui fut la propriété de la Dynastie des Beltramet, une histoire poignante. Ce domaine, La Quitterie a été mis en vente aux enchères ce qui va déchaîner les passions de  personnages extra-ordinaires et pour certains terriblement attachants, ils sont les héritiers d'un amour inconditionnel  et respectueux de l'Histoire de leur famille, de leur bien, de leur terre, de leur vigne et de leur colline si belle, de ces ancêtres auxquels ils sont voués corps et âmes. Nous sommes dans les Cévennes en 1970.

    " La douleur s'est bien installée, conquérante aux innombrables alliés, comme un brasier, voici qu'elle lui entame l'âme. Sainte Quitterie, ne peux-tu nous venir en aide ? " Page 224

    P.128 ...  Ludovic : La première Quitterie a toujours appartenu à la famille. Je crois qu'elle date du XIIè siècle...   à l'époque c'était un château fort. Il faisait partie de la dot de la première Ysabelle Beltramet. C'est un prénom qui se transmet dans la famille de génération en génération depuis... le château servit de refuge au temps des croisades contre les hérétiques ... et les Cathares... le château fut brûlé par les croisés de Simont de Montfort ... et la famille a pu s'enfuir... par les souterrains !!!

    J'ai été particulièrement touchée par la magie des mots de l'Auteure. Certains petits bouts de vie exprimés avec tendresse m'ont impressionnés par leur simplicité et leur justesse. Ces décors magnifiquement détaillés avec chaleur. Hormis l'histoire elle-même fabuleuse dont l'issue est étonnante et laissera stupéfaits beaucoup de lecteurs et cela sans aucun doute, je retiendrai que les chimères, que les licornes font définitivement partie de mes fantasmes si elles ne l'étaient déjà !!!

    Cette région, ce pays de Gascogne, est forcément une des plus jolies de France, Maïa Alonso doit aimer très fort cette terre pour en parler et l'écrire si joliment. Elle arrive même à nous faire sentir et apprécier les parfums de cette fameuse colline.

    Page 38 : Sébastiane rabat le drap aux senteurs douçâtres sur ses narines palpitantes. Les yeux élargis, elle suit les arabesques de la lumière qui cisèle le plafond lambrissé. L'encombrement baroque de la chambre, vestiges auxquels Mamibel a tenu à s'entourer dans l'exil, rétrécit l'espace dans la pénombre. Sur le canapé et les deux fauteuils en velours fané, une profusion de coussins délavés emprisonne les parfums tenaces et suaves de la colline : jasmin, tilleul, menthe, rose d'antan, lavande, basilic... Des myriades d'étoiles odoriférantes et capiteuses crépitent dans l'air lorsqu'on s'y laisse choir. Alors, légèrement défaillant, du temps de La Quitterie, on s'exclamait : j'ai la tête qui tourne, ça sent si bon !...

     Ah ces petits détails de la vie de chaque jour

    Page 52 ... Avec une infinie précaution, elle la ramène à elle. dévisse le bouchon en plastique blanc. Le nez planté dans le goulot, elle inspire profondément et se verse une large flaque bleutée dont elle se frictionne le cou avec vigueur. Puis elle rebouche le flacon qu'elle abandonne dans un dangereux équilibre au bord du lavabo... Il ne reste plus que les boucles indociles à démêler. Elle se mire dans la surface brillante de la poignée de la porte mais juge inutile d'entamer sa toison avec le cruel démêloir.

    page 64 ... La vie est un tout, une grosse boule dans laquelle elle peut se mouvoir, recouper tous ses instants. Elle vit. C'est fatigant mais elle ne s'en plaint pas. Surtout, ne pas brûler ses dernières forces mais durer, oh Dieu ! Durer encore.

    Page 82... L'étincelle gicle dans un crachement aux senteurs de soufre. Les oliviers s'accrochent désespérément à la terre sauvage qui dévale autour de la capitelle. La brise matinale moire d'argent froufroutant leurs feuilles légères. Une courte brousse hérissée de lentisques ardents aux parfums lancinants butine le sol. Il faut rejoindre le plateau plus au nord pour trouver l'herbe à moutons...

    De la poésie... et de l'amour aussi un amour fou qui mènera où ?

    Page 125 ... Elle s'abandonne à lui. Elle respire l'aisance et la joie totale. Ils roulent dans la somptueuse sécheresse de la garrigue, se rapprochent des étangs. La terre devient sablonneuse. Devant eux, l'imposante muraille calcaire du Pic Saint Loup qu'il lui désigne...

    J'ai aimé Mamibel qui m'a fait verser bien des larmes et Tiane au tempérament de feu, Zabel, Noémie, Ludovic dont le destin est désormais tout tracé et dont j'ai retenu Page 127 - S'il aime l'éclat du soleil sur la colline, il n'aime pas celui des paroles qui hissent un mur entre lui et les autres. Le mur de la culture.... et puis j'ai aimé tellement Fanoux le silencieux le sage, Olivier et la petite Zouzou ah la petite Zouzou ! Charline l'ennemi ? et sa petite Adrienne la petite fée, Lucilla et Paco.

    Flora et la licorne !

    Je terminerai ma page par cet extrait

    181... Il ploie devant la grandeur de la vie qui dirige, chef d'orchestre majestueux, ses mains tendues vers l'humanité. Elle est la Mère Universelle accessible aux humbles, à ceux qui s'offrent. Il court sous la lune fardée de nuages marron. Son souffle saute dans sa poitrine. Il s'enfonce entre les masses noires des chênes et des oliviers. Ses pieds soulèvent la terre. La ca...pitelle se dessine contre le ciel obscur. Un petit carreau de lumière troue la façade. Les moutons dorment dans l'enclos. Les chiens, frétillants, viennent flairer Ludovic. Fanoux fume paisiblement. L'odeur du tabac imprègne le mobilier rudimentaire, les murs, les poutres bistres. L'habitation est ronde comme une crêpe. Sur la table, la lampe à pétrole diffuse une lumière douce. L'ombre de Fanoux se projette en majuscule sur le mur. Ludovic s'assoit sur le banc, près de lui...

    Après L'Odyssée de Grain de bled en terre d'Ifriqiya

    Le soleil colonial. Au Royaume des cailloux.

    Maïa ALONSO nous entraîne dans un roman plein de folie où l'amour et la mort ne font qu'un.

    Les enfants de la licorne de Maïa ALONSO        

    PAGE 127 ludovic : S'il aime l'éclat du soleil sur la colline, il n'aime pas celui des paroles qui hisse un mur entre lui et les autres. Le mur de la culture....

     Qu'est-ce qu'un livre ? Une suite de petits signes. Rien de plus. C'est au lecteur à tirer lui-même les formes, les couleurs et les sentiments auxquels ces signes correspondent. Il dépendra de lui que ce livre soit terne ou brillant, ardent ou glacé.
    Citations de Anatole France

    Vous êtes dans le Petit Monde de Babou où ce bel ouvrage

    LES ENFANTS DE LA LICORNE

    est qualifié comme étant absolument et incontestablement brillant !

     Les enfants de la licorne de Maïa ALONSO

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    Les enfants de la licorne de Maïa ALONSO

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    Intervention du 20 janvier 2015 de Maïa ALONSO à RADIO COTEAUX

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  • Commentaires

    7
    Lundi 15 Décembre 2014 à 18:58

    L'éditeur a déjà tiré quelques posters pour les présentations du livre que j'aurai à faire mais à +/- grande échelle, il faudrait sûrement l’autorisation de l'artiste...

    6
    Michèle Perret
    Lundi 15 Décembre 2014 à 17:31

    J'ai lu ce livre alors qu'il n'était qu'un manuscrit encore embryonnaire, bien avant Grain de Bled et Le soleil colonial. Un livre plein d'émotions, de mystères, de parfums, un peu magique, un peu féérique et toujours (ou et déjà) avec la belle écriture vibrante de Maia. Et c'est vrai, monsieur Lupus (!) que la couverture est si belle que vous devriez nous la tirer en posters. A elle seule, elle nous entraîne déjà dans le pays des légendes et du rêve.

     

    5
    Lundi 15 Décembre 2014 à 16:38

    Le commentaire de mon éditeur me touche beaucoup  et même énormément !! et je crois que ma chère Yadana le sera encore plus que moi... yes

    Mais n'est-ce pas que ce tableau est ... à part ! Et l'histoire qui m'y relie est magnifique aussi ...

     

    4
    Lundi 15 Décembre 2014 à 15:40

    Effectivement quelle belle édition ! gageons qu'elle enchante un maximum de lecteurs qui curieux et empressés dévoreront cet ouvrage et le feront aller jusqu'au succès qu'il mérite.

    3
    Lundi 15 Décembre 2014 à 15:08

    En tant qu'éditeur de ce merveilleux livre de Maïa qu'elle a eu la gentillesse de me confier, je ne regrette qu'une seule chose : qu'on ne voie plus ce magnifique tableau sur la couverture dès qu'on ouvre le livre et qu'on commence à le lire.

    Seule solution : en commander deux exemplaires à Maïa...

    Bon, bien sûr que c'était pour rigoler mais j'avoue que c'est le plus beau livre que je n'aie jamais édité et que c'est d'ores et déjà un livre sacré pour moi.

    2
    Lundi 15 Décembre 2014 à 14:44

    Quel plaisir de lire de belles choses surtout, vous les écrivains vous n'imaginez pas le plaisir que vous nous procurez. Bonne route et longue vie aux enfants de la Licorne et s'il pouvait y avoir une continuité au cinéma... ça serait génial !

    1
    Lundi 15 Décembre 2014 à 13:40

    Que dire, après avoir lu ces beaux éclats de sentiments que t'ont inspiré mon petit roman auquel je suis très attachée car il évoque une période si heureuse, quand je l'ai d'abord créé, puis plus tard repris et travaillé... et des êtres bien-aimés. Ma Yadana est heureusement toujours de ce monde et nous espérons fêter ensemble à Florence la sortie du livre au printemps prochain...


    Je suis très sensible à ton regard car tu lis avec le cœur, de même que j'écris avec le cœur. C'est d’ailleurs pour cela que je n'ai pas fait une "œuvre" qui fera date ni écrit le livre dont parleront les grands de ce monde qui font la pluie et le beau temps, décernent les célébrités... 


    Mais je n'écris pas pour la gloire, juste pour le plaisir et parce que les personnages surviennent et me sollicitent. Ils veulent que je raconte leur histoire. Parfois je me demande s'ils ne sont pas l'expression d'entités car j'ignore toujours ce qui va se passer, comme ce que je vais écrire. J'ai seulement une vague idée. Je le découvre au fur et à mesure de la "création". Mais est-ce une création ou est-ce que j'écris sous la dictée de quelque être désincarné ?...


    Bien sûr il y a alors le décor, les sources historiques et là, je fais un travail de documentation et je m'imprègne à la suite de mes personnages du lieu où se déroule leur vie. Je ressens dans ma chair ce que j'écris. Cela pourrait être filmé tant je vois les séquences décrites.


    Encore un mot, juste un mot : MERCI !

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