• Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

    Les arbres ne nous oublient pas de Michèle PERRET

    MENTION SPECIALE pour " LES ARBRES NE NOUS OUBLIENT PAS " de Michèle PERRET au prix ADELF Maghreb qui a été remporté par Cécile OUMHANI.

    du 20 mars 2017 au ...

    PRIX MAGHREB

    LAUREAT 2016 

     Cécile Oumhani pour " Tunisian Yankee" ed. Elyzad

    mention spéciale Michèle Perret " Les arbres ne nous oublient pas ".

     

    du 20 mars 2017 au ...   MICHELE PERRET PRESENTE SON DERNIER OUVRAGE LIEN INTEGRE

     

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    MICHELE PERRET PRESENTE SON DERNIER OUVRAGE LIEN INTEGRE

    Edité chez CHEVRE-FEUILLE ETOILEE (lien intégré au livre)

    C'est le récit d'un voyage plein d'émotions que nous propose Michèle PERRET qui excelle dans son dernier ouvrage. Un retour vers son passé, vers "la ferme perdue de son père" écrit-elle, un voyage récent (mai 2015) à Oran puis dans son village natal Mercier-Lacombe/Sfifes En Algérie où tant et tant de gens ont souffert et souffrent encore de l'absurdité d'une guerre ô combien dévastratrice.

    Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

    Ses pages sont emplies d'émotions, de tendresse, d'amitié envers l'Algérie d'aujourd'hui.
    Page 46 : .. Même si tout n'est pas parfait, le pays est en plein essor, les marchés regorgent de somptueux légumes, les abords des villes sont déjà bien garnis de concessionnaires de grandes marques automobiles, les routes sont belles, les champs soignés, les villes que j'ai visitées pleines de restaurants, de cafés, de glaciers.

    Les passages concernant la végétation sont toujours très poétiques !
    Page 40 : .. Fille d'un homme qui serait mort plutôt que d'arracher un arbre, je déteste que les arbres ne soient plus au rendez-vous ! Passent les hommes, changent les coutumes, c'est normal, c'est la vie. Mais ne me parlez pas de la mort d'un arbre.

    Page 19 : .. L'Algérie n'était plus pour moi que le lien avec une famille aimée et une inépuisable source de souffrances, d'horreurs et de contradictions ..
    En compagnie de son époux Henry, de sa grande amie Marie-Noëlle et de Kouider son mari qui attendaient son arrivée avec impatience, notre écrivaine redécouvre, troublée, cette grande et belle ville d'Oran, Oran la Joyeuse écrit-elle.

    Page 29 : .. Je me gorge d'images retrouvées, à défaut de reconnaître mon chemin .. Page 33 : .. Je me dis que quand j'étais petite fille, je devais sans doute marcher le nez sur les trottoirs ou ne regarder que les vitrines ..

    Page 35 : .. A pied, la ville m'envahit, et les lieux souvenirs se succèdent, l'appartement de ma grand-mère d'abord, dans un bel immeuble qui est resté très bien tenu, avec son entrée de marbre blanc - nous ne sommes pas montés dans les étages et je le regrette maintenant ..

    L'Auteure aime cette ville et ses jeunes désoeuvrés dont elle parle si bien.
    Page 39 : .. Et des hommes jeunes, partout, des désoccupés comme on disait dans l'Italie d'après guerre, des désoeuvrés, des garçons qui tiennent les murs, comme on dit ici. Des jeunes qui glandent, quoi ! Pas méchants, mais il faut être à Oran pour que ça garde un air de gaîté, que ça ne sente pas l'ennui ou la frustration.

    Page 51 : .. Les conversations sont animées, on parle du présent et du passé avec prudence, de notre histoire commune et si douloureuse, avec pudeur et discrétion - comme je l'ai dit plus haut, si proche culturellement que je le sois, je suis tout de même fille de riche colon, ce n'est pas toujours facile à assumer pour chacun. Mais nous construisons une parole commune, faite de souvenirs opposés ..

    et puis nous suivons Michèle PERRET dans la campagne de son enfance
    Page 62 : .. dans ce retour vers un si lointain passé, l'étonnant est de sentir sans cesse des souvenirs perdus remonter en surface et éclater comme des bulles. Des souvenirs minuscules, qu'on n'avait jamais convoqués et qui vous sautent au coeur.
    Son passage au cimetière.. le monument à la mémoire des onze institutrices d'Aïn-Aden massacrées en 1997 nous fait réaliser en lisant toute sa peine et sa désolation que les massacres de barbares ne datent pas d'hier.

    Je crois que le plus émouvant pour moi a été la description qu'elle fait de son arrivée à la ferme. Elle est perdue d'abord puis enfin reconnaît l'entrée.
    Page 78 : .. Je ne bouge plus, je reçois l'émotion intense de cette allée qui a été pour moi la plus somptueuse du monde, l'émotion de l'arrivée dans mon paradis perdu, peut-être.
    Et même si tout à tellement changé, la ferme, les bâtiments et tout son environnement, elle reste positive et précise
    Page 81 : .. Elle est belle, prodigieusement belle dans sa déchéance. Attendrissante.

    Elle retrouve le Chibani, son ami et j'ai adoré la manière dont l'Auteure parle de cette rencontre et tout le respect et l'amitié qu'elle ressent pour cet homme qui passe si rapidement dans sa vie d'aujourd'hui. Ils se quittent à regret.
    Page 87 : .. Un élan nous pousse l'un vers l'autre, nous avons la gorge serrée, nous nous donnons l'accolade. Nous savons que nous ne nous reverrons sans doute jamais... Nous ne sommes que le croisement de deux lignes de vie ..

    Dans ce livre, nous ne sommes pas seuls. Nous sentons et presque à chaque page la présence de ce père, de cette mère, de toute la famille, la présence des amis d'enfance et de jeunesse. Michèle Perret nous les fait aimer et leurs présences alimentent ce récit. Il y a le petit fils de Yahia aussi qui garde la maison et cet endroit-là est redevenu beau grâce à lui. Une belle rencontre que celle-ci.. un homme sympathique, une femme encore alitée d'un récent accouchement l'accueille très gentiment et une petite fille brune qui lui rappelle étrangement une autre petite fille. Cette rencontre est pleine de symboles. L'avenir c'est elle.

    A LIRE DU MEME AUTEUR : TERRE DE VENT et aussi D'OCRE ET DE CENDRES

    Page 95 : .. Elle aspire au bonheur, mon Algérie retrouvée, mais tout y est encore si instable, les années de violence sont encore si proches, la maison brune, toute rose et joyeuse qu'elle soit devenue, a quand même été témoin naguère d'une mort violente ..

    On sent l'Auteure profondément émue par sa visite. Son père est là. Sa mère est là. En lisant, je l'ai imaginée entourée de leurs ombres protectrices. Ces fantômes bienfaisants ne seront jamais bien loin si un jour elle a besoin d'eux, Michèle PERRET a conforté ces liens qui lui tiennent à coeur. J'ai adoré ce livre. Le lecteur a voyagé dans le passé ? mais il est plongé dans la réalité de l'Algérie d'aujourd'hui qu'elle aime énormément, ce livre nous faire partager cet amour. Il est magnifique. C'est une grande et belle écriture. De plus, il est beau et bien présenté. Dans les dernières pages on retrouve les notes explicatives importantes à la bonne compréhension de certains détails. La couverture a été réalisée par Christiane Tréan. Et le petit plus intéressant, quelques photos personnelles prises parfois par Marie-Noëlle.

    Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

    Rappel des deux livres dont je parle plus haut

    Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET  Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

    Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

     Lien intégré ci-dessous

    Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

    Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

    LES COMMENTAIRES DE CERTAINS LECTEURS

    MAIAALONSO ICI

    BIGMAMMY ICI

    FATTORIUS ICI

    ENCRES VAGABONDES ICI

    MONDESFRANCOPHONE.COM Djilali Bencheikh ICI

    CRITIQUES LIBRES ICI

    LA DEPECHE DE LOMBEZ ICI

    MICHELE PERRET A L'HONNEUR ICI


    De Evelyne MESTRE sur fb avec son autorisation :

    Ce livre est un poignant témoignage du retour de Michèle Perret au pays natal. Ses souvenirs remontent à la surface ‘’ éclatent comme des bulles. Des souvenirs qu’on n’avait jamais convoqués et qui vous sautent au cœur ‘’.
    Et arrive le moment où Michèle redécouvre la ferme de son père, ‘’ une ferme belle, prodigieusement belle dans sa déchéance, attendrissante ‘’. Michèle n’était pas seule avec ses souvenirs, elle était accompagnée des ombres du passé, celle de sa maman flottait heureuse de son retour. Michèle peut repartir apaisée. Ce jeune agriculteur qui conserve précieusement des reliques du temps d’avant sera pour elle son successeur dans l’amour de cette ferme. Et un jour (que je souhaite le plus tard possible) Michèle protégera sa jolie petite fille brune comme Majda l’a protégée enfant, car la vie est un éternel retour.
    Dans ce livre Michèle pose un regard plein de tendresse et d’amour pour l’Algérie d’hier et celle d’aujourd’hui.
    Un très beau livre.
    J'ai eu souvent la gorge serrée en le lisant . Mes souvenirs se mêlant à ceux de Michèle .

    Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

    Un nouveau rendez-vous-dédicaces avec l'Auteur

    du 6 janvier au...

    Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

    Michèle PERRET en dédicaces les 12 et 13 février 2016

    Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET  Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

    Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

    REVUE L'ALGERIALISTE DE MARS 2016

    Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

     

    Les arbres ne nous oublient pas - Michèle PERRET

    Pensées particulières pour Michèle ces jours-ci.

    Tempête

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  • Commentaires

    5
    DF
    Samedi 16 Janvier 2016 à 23:14

    Merci d'avoir ajouté un lien vers mon billet de blog sur "Les arbres ne nous oublient pas"!
    Je vous souhaite un bon dimanche.

    4
    Evelyne
    Mardi 8 Décembre 2015 à 06:00

    Bonjour Catherine .Quel beau commentaire Catherine du dernier livre de Michèle .Je le commanderai dès que possible ( vers le 8 janvier je crois ) à la librairie de mon quartier .Je t'embrasse en te souhaitant de belles fêtes qui approchent à grands pas .  

    Evelyne.

      

      • Mardi 8 Décembre 2015 à 08:19

        Merci beaucoup Evelyne. Je ne doute pas de l'émotion que tu ressentiras en lisant les belles pages de Michèle. Toi qui n'es pas retournée là-bas, tu seras probablement prise de grands frissons en retrouvant les mêmes lieux que vous avez connus toutes les deux. Un retour vers le passé et même si c'est le passé d'une autre procure toujours un trouble particulièrement puissant. Je te souhaite également de belles fêtes de fin d'année (je vais t'écrire plus longuement ces jours-ci) et un beau voyage dans l'Algérie d'hier et celle d'aujourd'hui. Je t'embrasse affectueusement.

    3
    Lundi 7 Décembre 2015 à 08:27

    Je suis en train de le lire et comme toi, je suis touchée par la belle écriture de Michèle Perret. La finesse de  son regard, l'honnêteté et sa liberté de parole. Et aussi cette juxtaposition des deux Algérie, la Française et l'indépendante. Avec justesse et respect. Avec amour. Son meilleur livre, le plus abouti. Pressée d'aller au bout de ma lecture !

      • Lundi 7 Décembre 2015 à 08:56

        Oui Maïa et merci de ton message ici, le meilleur livre de Michèle Perret est bien là peut-être justement grâce à cette honnête juxtaposition des deux Algérie. Jusqu'aux derniers mots, tu ne seras pas déçue. Quelle belle analyse de son ressenti intime !

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