• Le rideau cramoisi de Jules Barbey d'Aurevilly

    Le rideau cramoisi. Une nouvelle de Jules Barbey d'Aurevilly

    Le rideau cramoisi de Jules Barbey d'Aurevilly

    Ma favorite. Les diaboliques. Editeur Isoète. Illustré par Fred.

    Résumé : Au cours d'une halte à V.., le narrateur remarque le trouble de son compagnon de voyage à la vue des fenêtres d'une maison dont les rideaux cramoisis sont tirés. Bien des années auparavant, alors que celui-ci était militaire en garnison, il y vécut une singulière aventure. La fille de ses hôtes était très secrète et très passionnée...

    Proposé en début d’année dans une classe de Seconde  : Le Rideau cramoisi, résumé de l'histoire
    Sous le Premier Empire, le vicomte de Brassard, jeune sous-lieutenant, est en pension chez de braves bourgeois  de province. Ils ont une fille, Alberte, tout juste sortie du pensionnat pour vivre auprès d’eux. Dans ce milieu bon enfant, sa personnalité détonne : elle est à la fois d’une beauté sublime et d’une froideur polie. L’intérêt éveillé par sa beauté se mue en indifférence quand le jeune homme juge qu’elle est inaccessible. Pourtant, un soir, au dîner, malgré la présence de ses parents, la main d’Alberte se pose sur la sienne, puis son pied se fait pressant sur le sien. Le vicomte s’enflamme, lui écrit un billet, mais Alberte n’y répond pas, restant un long mois sur
    sa réserve habituelle. Un soir, elle apparaît dans la chambre au rideau cramoisi, celle du vicomte, après avoir traversé dans l’obscurité celle de ses parents. Elle se jette dans ses bras et se révèle une amante passionnée, mais toujours aussi silencieuse…

    Extrait retenu page 54 du livret :  Seulement, sur sa bouche aux lèvres légèrement bombées errait je ne sais quel égarement, qui n'était pas celui de la passion heureuse ou qui va l'être tout à l'heure ! Et cet égarement avait quelque chose de si sombre dans un pareil moment, que, pour ne pas le voir, je plantai sur ces lèvres rouges et érectiles le robuste et foudroyant baiser du désir triomphant et roi ! La bouche s'entrouvrit... Mais les yeux noirs, à la noirceur profonde, et dont les longues paupières touchaient presque alors mes paupières, ne se fermèrent point. - ne palpitèrent même pas ; - mais tout au fond, comme sur sa bouche, je vis passer de la démence !

    Après avoir lu " le rideau cramoisi " je me pose deux questions..

    les diaboliques de cette histoire ne seraient-il pas finalement les parents de la jeune fille ? A moins que ce ne soit vraiment la jeune fille probablement nymphomane qui feint la mort afin de renouveller son " tableau de chasse " ?

    Cette courte nouvelle fait réfléchir. D'abord sur les moeurs de l'époque. Sur l'éducation stricte des jeunes filles de " bonnes familles bourgeoises " éducation qui a forcément entraîné dans certains cas, des dérives perverses.

    Bref, on n'arrive pas à la fin de cette lecture sans que notre imagination ne travaille et c'est sans doute l'intérêt que suscite le comportement de toutes les femmes citées dans ces six nouvelles et dans celle-ci en particulier.

    Le rideau cramoisi existe bel et bien à Saint-Sauveur-Le-Vicomte, ce restaurant porte le nom de l'oeuvre de Barbey.

    Le rideau cramoisi de Jules Barbey d'Aurevilly

    Si cette magnifique petite bourgade vous intéresse le mieux serait de la visiter au printemps ou en été ainsi vous pourrez profiter en plus du musée, du restaurant et de l'église, de la visite de son château médiéval, plus beau d'année en année et de son environnement riche en monuments intéressants, telle que l'abbaye, et ses petits châteaux alentour remis en état.

    Le lien du site de Saint-Sauveur ICI

    Le rideau cramoisi de Jules Barbey d'Aurevilly

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