• La vie à côté de Mariapia Veladiano

    de Mariapia VELADIANO dans La vie à côté 

    La vie à côté de Mariapia Veladiano

    Edité récemment en livre de poche à 6,90 euros.

    Après des études de philosophie et théologie, Mariapia Veladiano est aujourd'hui professeur de lettres à Vicenza. Elle collabore également avec les journaux La républica, Avvenire, Il Regno. Elle a reçu le prix Calvino en 2010 pour La vie à côté.


    Très touchant et douloureux aussi.." La vie à côté "  ou pourquoi pas, la tyrannie de l'apparence (ça c'est moi qui le dit !) C'est une première pour Mariapia Veladiano, écrivaine Italienne, aucun lecteur ne devrait-être indifférent à la lecture de ce livre car dans la vie sociale actuelle nous sommes tous soumis à cette presque obligation de toujours "paraître" beaux, alors lorsque l'auteure nous raconte l'étonnante histoire de cette petite fille (Rebecca) née laide donc différente des autres et devenue " un secret de famille ", une tare qu'on planque, une personnalité qu'on étouffe pour éviter le "regard des autres" c'est vrai, nous ne pouvons pas être indifférents.


    En tant que lectrice j'ai été interpellée par l'histoire de cette enfant dont la mère ne supporte pas la laideur, qui la rejette et qui sombre dans une dépression avec la seule fin qu'on imagine, cette enfant dont le père cache l'existence aux yeux des autres le plus longtemps possible, la petite Rebecca commence bien difficilement sa vie mais elle va pourtant s'épanouir grâce à la musique. Les années passent et on suit son entrée à l'école (les enfants ne sont pas bons entre eux, sauf la petite Lucilla un petit ange mise à l'écart elle aussi et qui aidera Rebecca en fait elles s'aideront mutuellement).


    Heureusement, la servante de la maison Maddalena (que l'enfant surnomme la femme aux larmes) sera l'alliée de la fillette qui pour se sortir de cette vie étouffante et étouffée va étudier la musique et le piano familial fera bien l'affaire. La musique.. La fillette et son piano, un trio suscité par l'urgence d'évoluer dans ce monde autrement que par son physique.

    Il y a plusieurs personnages qui gravitent autour de Rebecca. J'ai retenu entre autres, Maddalena la bonne servante, Tante Erminia la pianiste de la maison, le maestro De Lellie et la Segnora (la vieille dame) qui parlera un jour et j'ai retenu cet extrait :

    " ... Ses cheveux et sa robe volaient autour d'elle, en renforçant l'effet vaporeux. Il m'était facile de suivre son ombre claire autour de moi. Parle, me disais-je. Raconte. Raconte ce que tu sais. Si je réussis à jouer ce morceau à la perfection, peut-être me racontera-t-elle. Je sais garder les secrets, moi. Je suis pétrie de secrets, je suis un monstrueux secret de famille, de nature, d'univers. Je ne dois surtout pas me tromper, surtout pas, surtout pas. Si je joue bien, elle me racontera, si je ne la regarde pas, elle me racontera, si je ne pose pas de question, elle me racontera, si je ne me trompe pas, elle me racontera. Mes doigts courent, ils connaissent ces notes, je les jouais si souvent. Peut-être avais-je compris que ma mère les aimait. Peut-être est-ce pour cela. Ou pour tante Erminia ? Ne doute pas, immonde monstre velu. C'est l'expression qu'a employée Beatrice en classe ce matin. J'entends tout et je vois. Ils croient que laid veut aussi dire aveugle et sourd... "

    Rebecca va un jour découvrir le journal de sa mère.. car celle-ci écrit, elle écrit beaucoup sans doute pour noyer son chagrin ou cracher sa déception, elle écrit des poèmes et son ressenti daté de l'âge de sa fille n'est pas tendre.

    3 ans...
    La Monstre a vu ses mains hier. Les mêmes que les siennes et que ses mains à lui (le père). Le bon nombre de doigts, pas un de trop. Horrible Monstre aux mains parfaites qui prennent les siennes dans ses griffes.

    7 ans...
    Elle rit la Monstre
    les dents aiguisées sur la chair qu'elle ne peut avoir
    elle rit et répand un purin parfumé
    qui brouille l'odeur de soufre
    elle rit et le menteur n'en finit pas
    d'abaisser la hache de sa bienveillance.
    Il envoûte par petites touches discrètes débite ses pitoyables petites misères. Mais qu'est-ce que je dis, enfin, voilà la servante de ma douleur, de sa douleur, de la douleur de la chair que la petite est la seule à payer pour tous. Ainsi soit-il pour les siècles des siècles.


    C'est un bon livre. On maudit les parents au fil des pages n'imaginant pas que l'on puisse repousser un enfant de la sorte, et pourtant. C'est un portrait étonnant d'une enfant, d'une jeune fille puis d'une femme sortie par sa propre volonté d'un enfermement qui lui aurait été fatal.

    Bon livre, belle histoire, belle écriture simple.

    La vie à côté de Mariapia Veladiano

     Barcarolle vénitienne de Felix Mendelssohn

    (Un très très joli morceau à écouter, il est référencé dans l'histoire)

    Au cours d’un grand voyage entrepris à travers l’Europe à l’automne 1830, Mendelssohn Bartholdy découvrit avec enthousiasme Venise. Voici ce qu’il rapporte au sujet des gondoliers typiques de l’endroit: «Les gondoliers braillent à nouveau et les lumières se reflètent dans la profondeur de l’eau; l’un d’eux chante en s’accompagnant à la guitare. Quelle nuit amusante». Probablement en souvenir de ce séjour, Mendelssohn écrivit entre 1830 et 1841 quatre Venetianische Gondellieder (barcarolles vénitiennes).


    Felix Mendelssohn
    Jakob Ludwig Felix Mendelssohn Bartholdy, plus couramment appelé Felix Mendelssohn, est un chef d'orchestre, pianiste et compositeur allemand du début de la période romantique, né à Hambourg le 3 février 1809 et mort à Leipzig le 4 novembre 1847

    Tempête

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