• Kimya de B.Moutard

    Publié chez l'âpart, roman de Bruno Moutard KIMYA

    PRIX REINE MATHILDE 2011

    PRIX OCTAVE MIRBEAU 2012 à Trévière

     L'auteur nous invite à réfléchir très intensément sur le grave problème de l'immigration dans notre pays et le droit de tout un chacun d'être considéré comme un être humain à part entière, sur notre territoire comme partout dans le monde.
    L'histoire est extrèmement émouvante.

    Comment un petit garçon heureux, François, découvre avec toute la sensibilité naïve dont il est doté, un destin inimaginable, celui d'une enfant Africaine échappée de son enfer et arrivée en France grâce sans doute à son instinct de survie, sa détermination et son courage.  Leurs chemins vont se croiser en Normandie du côté d'Agon, région si joliment décrite  :  merci pour cela aussi Mr Moutard... et vont se découvrir.  L'un à tout, l'autre n'a rien.


    L'auteur nous raconte une grande et belle aventure, celle d'une course à vivre libre enfin aux yeux de tous et celle d'une main tendue pour un soutien psychologique et matériel. Kimya et François nous montrent du doigt un horizon de tolérance de confiance et d'acceptation de l'autre avec ses différences.


    Cet ouvrage soulève un problème d'actualité dont on pourrait largement débattre. Je pense à nos jeunes collégiens et lycéens à qui l'on pourrait demander de développer sur ce sujet.


    Pour ma part, j'en écrirais des pages... mais je ne veux ici que conseiller vivement la lecture de cette émouvante histoire où l'on parle aussi d'amitié et de dévouement aux causes humanitaires.

    Monsieur Moutard, bravo pour ce magnifique roman.

    extrait châpitre 36 page 277 ... Au fil des heures j'ai exploré tous les paysages, parcouru tous les sentiers, parfois tordus, toujours obscurs, des sentiments. J'ai sauté d'émotion en émotion comme on saute un ruisseau de caillou en caillou sans garantie aucune de rejoindre la berge, sa berge. Elle semblait si éloignée de la mienne. L'eau était sombre. L'aspect gluant comme du pétrole. Je peinais autant dans mes questionnements qu'elle dans ses réponses. Dans cette cabane plus bouge que maison nous avons ramé ensemble, l'un vers l'autre, pour tenter de nous rejoindre. Seulement le ruisseau de sa vie n'était pas un simple ruisseau. Plus nous avancions d'amont en aval, plus il changeait. Tantôt calme rivière, tantôt tumultueux torrent, parfois fleuve plat, souvent étang putride... un peu de vie mélangée à la mort, beaucoup trop de morts pour espérer la vie...

    "Toute destinée, pour longue et compliquée qu'elle soit, comprend en réalité un seul moment :  celui où l'homme sait à jamais qui il est". Citation de Jorge Luis Borges.

     


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