• Jeux d'anges heureux B.Moutard

    JEUX D ANGES HEUREUX

    Jeux d'ange heureux B.Moutard

    Bruno MOUTARD " JEUX D'ANGES HEUREUX " édité chez l'APART

    Quelle histoire ! Quel délire !

    Une vie normalement toute tracée pour Simon qui a grandi dans un environnement rural, mais Simon lui aspire à tout autre chose... écrire. Ecrire en soi est à la portée de beaucoup de gens, mais éditer... intéresser, ça c'est autre chose. Le monde littéraire est probablement l'un des plus cruels dans la mesure où il est sous l'emprise d'une énorme machine à fric (c'est mon idée personnelle) on ressent dans les mots de l'auteur l'angoisse terrible d'être enfin lu et reconnu, la trouille du jour des "signatures" et l'attente...

    De savoureuses critiques sur les émissions culturelles ont bien retenu mon attention je les ai dégustées.

    Simon et sa mère ! ah, Marie la bavarde... c'est quelqu'un ! et cette bataille pour un escalier, pour une cave ! et ces réflexions journalières amusantes entre la mère et le fils ! et ces amis venus d'on ne sait où, apporter amitié, coups de main, bagarres verbales succulentes  ah, on ne s'ennuie pas dans le dernier " Moutard" !

    Et les travaux commencent...

    J'ai adoré toutes les réflexions philosophiques et sans aucun doute autobiographiques sur la littérature ! bon sang, les paroles de Maurice fallait les trouver
    Page 81 : ...." Mon pauvre Simon, cesse de te lamenter. J'ai lu tous tes livres. Ne prends pas cet air étonné... T'ai-je dit que ton style était ennuyeux, fade ta rhétorique ? Non. Donc c'est que c'est bon. Tu devrais le savoir. Moi, si je ne détruis pas c'est que l'ouvrage tient la ruge sinon je prends le bull et j'explose. De là à faire des compliments. Le compliment tue l'effort, tu le sais. ".... à lire absolument.

    La rencontre avec Amélie "en chair et en os" page 141 :  " ....A chaque pas la soie d'une robe estivale découvrait un genou fin genre grue cendrée et une demi-cuisse presque aussi dorée qu'un certain poulet rencontré récemment... " quel humour !... les frissons, l'amour quoi !

    Et les travaux continuent...heureusement que Manuel est là !

    La crise d'une à peu près quarantaine est un pur régal : page 122.

    Les descriptions d'une tempête à Granville page 107 : ".... De bas en haut, de haut en bas, à l'horizontale, sans parler des vagues qui bondissaient sur la digue en explosant dans un vacarme assourdissant. Tintamarre répercuté par la falaise transformée en orgue géant. Une écume grise ponctuée de brun telle la mousse onctueuse d'un café-crème envahissait la terrasse. Une écume mouvante et vaporeuse baladée par les éléments qui ne savaient où se diriger dans son errance.... "

    Et si l'affaire tombait à l'eau ???  oui... pas de doute il faut que vous lisiez pour comprendre de quelle affaire je parle. Quel travail de faire un commentaire sur un livre qu'on a aimé ! On ne peut pas trop en dire... sinon ce serait gâcher le plaisir de la découverte et quel gâchis alors !

    La note de l'auteur page 274, magnifique ! Perso, pour l'Auteur : pour délirer à fond : le dénouement ira vers deux... je ne veux pas dévoiler pour quelle raison j'écris cela. Pour finir, je reprendrai page 246...

    Et je lus longtemps.
    Le tiers du livre, environ.
    Et le masque tomba rapidement.
    La boule rubiconde fut crachée dans la foulée.
    Et c'était beau, et c'était bien.
    De quoi dormir serein.

    J'ai lu le livre en entier... et pour ma part même la nuit je ne trouverai plus le sommeil parce que je chercherai longtemps, l'escalier pour descendre à la cave !

    Monsieur MOUTARD, je vous dois un grand merci car à chaque nouveau roman vous me faites voyager et c'est avant tout ce que j'attends d'un Auteur.

     

     

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