• Jean d'Ormesson " Comme un chant d'espérance "

    Jean d'Ormesson de l'Académie française

    Jean d'Ormesson " Comme un chant d'espérance "

    Comme un chant d'espérance, roman édité chez Eloïse d'Ormesson

    Héloïse d'Ormesson édite son illustre père. "Comme un chant d'espérance". Jean d'Ormesson est touché par la grâce ça j'en suis persuadée à penser à écrire ce fabuleux et brillant hymne à la vie comment peut-on ne pas l'être.

    Un roman ? non un grand ouvrage philosophique sur lequel, écrit-il : " La seule question est Dieu, qu'il existe ou n'existe pas " nous naviguons parmi les étoiles au hasard de nos interrogations, nous voguons dans nos propres questionnements sur Dieu et sur nous-mêmes : P.33 VIII - Il est impossible aux habitants de ce monde de se faire la moindre idée du néant, de l'infini et de Dieu. La tâche inverse d'inventer un monde à partir du rien et de son éternité peut paraître, à première vue, aussi désespérée. Les galaxies, le système solaire, la vie, l'histoire, la pensée étaient aussi invraisemblables aux yeux du vide et de l'Eternel que Dieu aux yeux du monde et du temps... "

    Il n'est pas croyant... il est pratiquant ! alors l'auteur se pose des questions.  " La vérité dit-il, c'est que nous ne savons rien ... " alors nous imaginons, le bel écrivain imagine pour nous et s'explique dans une écriture si claire que forcément elle rappelle nos "anciens" nos "classiques".

    J'ai relevé P.36 IX : " ... Il faut aller plus loin. Dieu n'a pas pu décider de créer l'univers. Aucune succession d'instants, aucun cortège de possibles n'est concevable hors du temps. Ni aucun décision. La création du monde ne se situe pas à un instant précis. Elle était décidée, elle était acquise de toute éternité. Ou plutôt elle était, elle est, elle sera décidée et acquise de toute éternité. Ce n'est pas assez dire que le monde réel est le meilleur des mondes possibles. Tous les autres sont imaginaires. Le nôtre, tout à coup, s'est mis à exister... "

    Voici un génial écrivain lumineux qui s'émerveille des beautés de notre univers et pense que Dieu est un mystère XV P.46 " ... Dieu est sans doute un mystère. Mais le monde lui-même est aussi un mystère. Il faut nous rendre à l'évidence : du mystère du rien est sorti le mystère de notre tout... "

    Je me retrouve dans ses mots à toujours chercher là-haut en contemplant les cieux, ces ailleurs dont je rêve parce qu'on doit y être libres bien plus qu'ici.

    XXIV P.71 ... " Les hommes sont libres. Ou ils se croient libres. Ils sont, en vérité, si étroitement maintenus dans un fragment dérisoire de l'espace et dans leur époque d'où il leur est interdit de s'échapper que leur fameuse liberté, dont ils font si grand cas, n'est que trompe-l'oeil et illusion. Il s'imaginent volontiers pouvoir agir sur le futur et sur l'histoire à venir, mais rien n'est plus nécessaire que l'histoire une fois fait et que le passé accompli... "

    Ce magnifique ouvrage cet écrivain pour lequel j'ai une immense admiration nous fait réfléchir sur les beautés imaginées dans l'univers dans lequel nous les terriens sommes des machines à espérer, des machines à croire, il nous oblige en le lisant a une réflexion très philosophique sur nous-mêmes qui sommes si éphémères dans cet univers sans fin dont on ne sait rien ou presque et où doit bien se cacher Dieu lui Eternel  pour chacun d'entre nous durant sa propre existence.. au moins.

    J'aime particulièrement cette phrase XXXII P.91 " ... C'est comme ça : pour les hommes au moins, Dieu n'est rien sans les hommes. Si vous voulez aimer Dieu, il faut aimer les hommes. Vous ne pouvez pas aimer Dieu sans aimer les hommes. Vous pouvez aussi haïr Dieu et haïr les hommes. Beaucoup ont choisi cette voie-là. Je ne leur fais pas grand crédit au commerce de l'âme. Je suis de ceux qui croient qu'il est très beau mais très difficile et assez désespéré d'aimer les hommes sans aimer Dieu. Parce qu'il y a quelque chose au-dessus des hommes qui nous est inconnu et nous pousse à aimer les hommes au lieu de les détester... "

    Pour terminer XXXIII P.93

    " Une idée comme une autre, et peut-être moins absurde que les autres : Dieu nous a donné la vie pour que nous en profitions. Pour que nous soyons heureux. Pour que nous nous supportions et que nous nous aimions les uns les autres. Et pour que nous chantions les louanges de l'Eternel dans les interstices de la pensée et du mal. "

    Parce que la terre est magnifique, l'univers fascinant et Dieu mystérieux je voudrais dire à l'être humain qui ne fait que passer...

    LISEZ CE LIVRE EXCEPTIONNEL

      Éric Alfred Leslie Satie compositeur, dit Erik Satie, né à Honfleur le 17 mai 1866 et mort à Paris le 1ᵉʳ juillet 1925, est un compositeur et pianiste français. 

    Œuvres : Gymnopédies, Gnossiennes, Parade etc..

    La première fois que j'ai écouté avec une particulière attention Erik Satie j'étais chez ma petite soeur Sylvie. Mon beau frère Olivier se fit un plaisir de me le faire découvrir  Nous avons partagé ce jour-là un excellent moment dont je me souviendrai longtemps car nous étions pour une fois " en famille ".Je les embrasse tous là-bas à Yutz.

     

    Tempête

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