• Je marche dans vos pas

    Ecrite en 2015 je remets cette poésie au goût du jour avec une nouvelle photo de juillet 2016.

    (Les berthes sont de grands pots d'alu pour transporter le lait)

    Je marche dans vos pas

    Je marche dans vos pas

    Je marche dans vos pas

    Un petit matin frais de septembre embrumé
    quand mes pas maladroits glissent sur le pavé
    en pleine observation à me soucier du temps
    je sais que vient l'automne et je vais  lentement
    traverser mon village du lavoir à l'église
    en passant par les champs où l'été agonise.

    Je ferme le portique. Je vais suivre vos pas..
    les vacances finies vous êtes loin déjà.
    Et je repense à vous, je me balade ainsi
    toujours à m'extasier des choses de la vie.

    Entre les fermes lasses s'étirent jusqu'au port
    des petits carrés verts et des rectangles d'or,
    et j'aperçois là-bas les foins empaquetés,
    les moutons et les vaches affairés et comblés
    d'herbes grasses et belles. Les oiseaux se bataillent
    très occupés qu'ils sont à gaver leur marmaille,
    quelques barques perdues au milieu des herbages
    chuchotent des légendes du temps des marécages.

    Ah le soleil se lève et l'aventure inspire
    dans ces terres que la mer épuise à recouvrir !

    L'horizon fume encore. Tout au bout de la rue
    le village s'agite, il n'a pas d'autre issue   
    que s'éveiller au cri du coq qui se déchaîne
    soutenu par sa cour déjà gavée de graines.
    La boulange s'active et les chats baguenaudent,
    Les Berthes s'impatientent et les chiens échafaudent
    des plans sur la comète, rejoindre le fournil
    où traînent sur le pavé des miettes en exil.
    Le patron du bistrot installe sa tablette,
    à midi ce sera des poireaux vinaigrette !
    Le bazar fait le plein, les livreurs déchargent
    et là-bas les pêcheurs sifflent en vidant leur barge.

    Ici sont assiégés les murs étouffés
    par des grappes de lierre fermement incrustées.
    Les liserons s'affolent au moindre courant d'air,
    les hortensias fanés d'un trop plein de lumière
    même pâlis colorent le préau du moulin,
    je passe la fontaine caressée de la main.
    Sur le bord des fenêtre, restent les géraniums
    coriaces d'avoir été soignés au minimum
    et le monde s'éveille devant son pas de porte.
    Deux grands gaillards discutent d'une voix un peu forte
    et les dames s'inquiètent des nouvelles du jour
    quand leurs gosses joyeux me souhaitent le bonjour.

    La vie est ainsi faite de choses bien ordinaires !
    Quand les cloches ont sonné passant le cimetière
    j'ai remonté mon col. Les fidèles en silence
    se pressent à la messe, c'est vrai que c'est dimanche,
    moi ? je vais jusqu'à la mer puisqu'elle est à deux pas
    et sur le sable blanc, vais marcher dans vos pas.

    Catherine Pallois - Marthe des Monts C'était hier Tous Droits Réservés

     

     

    Tempête

     

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  • Commentaires

    1
    Mardi 27 Octobre 2015 à 13:52
    FANETTE

    Des pas qui vont se recouvrir au fur et à mesure du temps et qui se reformeront à Noël un moment

    bonne journée 

    bises

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