• Mokhtar SAKHRI  -  CHANTS D'AEDE ET VOIX DE CHANTRE édité chez EDILIVRE

    Ouvrage dédié par son auteur :
    A Tatiana, ma femme, qui à l’Amour
    a sacrifié les attaches de sa terre natale
    pour le douloureux choix du déracinement.

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri

    Journaliste - Ecrivain - Aède contemporain

    Résumé trouvé chez édilivre (lien intégré)

    Mokhtar Sakhri prétend avoir contracté le virus de la poétique au cours de son long séjour en Italie - pays défini par les Italiens eux-mêmes comme une « Nation de poètes, de peintres et de navigateurs… ». La poésie est pour lui l’expression du voyage infini de l’homme, de l’épopée de la vie, une symphonie céleste donnée à des élus qui font chanter les mots avec habileté. De fait, le poète est tel un compositeur jouant avec les notes pour créer cette combinaison de sons agréable à l’oreille que l’on appelle mélodie ; il caresse la langue en taquinant le clavier des syllabes pour lui faire émettre ces épanchements du cœur qui ravissent l’âme et font tomber en pâmoison.

    Biographie sur l'Harmattan (lien est intégré)

    Mokhtar Sakhri est né à Alger où il a effectué ses études universitaires à la faculté de lettres (licence d'anglais). Polyglotte, il pratique le français, l'arabe, le russe, l'anglais et l'italien. Après avoir été instituteur, il entreprend à partir de 1962 une carrière de journaliste qu'il débute comme reporter au quotidien La Dépêche d'Algérie et poursuit, à la fermeture de ce journal par Ben Bella en 1963, dans d'autres organes de la presse algérienne, notamment Révolution africaine. Mais il est vite découragé par l'esprit d'autocensure que le pouvoir a réussi à instaurer dans les rédactions sur les questions de politique interne algérienne. C'est alors qu'il découvre la tragédie palestinienne sur laquelle vont se concentrer son intérêt idéologique et une grande partie de sa vie professionnelle. Refusant la chape de la censure et sentant ses ambitions journalistiques compromises, il choisit la voie de l'exil et décide de quitter Alger en 1971 à destination de l'Europe.  Engagé comme rédacteur permanent par la revue Afrique Asie, il en devient membre du comité de rédaction tout en exerçant comme pigiste pour le compte d'autres journaux à Paris jusqu'en 1975. En 1976, il s'installe en Italie où il continue d'exercer la profession de journaliste pigiste, avant de devenir traducteur, puis publiciste et auteur de différents ouvrages. En 1997, il décide de regagner Paris, où il se consacre au métier d'écrivain. 

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri

     

    La voie du bonheur,

    Dans les dernières lueurs violentes de la vie,
    Une étoile surgie du néant illumina mon horizon.
    Alors que s’annonçaient les ténèbres de la nuit,
    Elle vint peu à peu tempérer mon poison ma prison.

    Berger égaré et sans plus de troupeau,
    J’errais, sans but ni l’ombre d’une Foi,
    Portant mon destin comme un terrible fardeau,
    Bagage des fous qui vont sans souci de Loi.

    Tel un astrologue obstiné je scrutais les astres,
    Essayant de capter le rayon d’une aube nouvelle
    À l’instar des enfants boucs émissaires des marâtres,
    Dont le rêve douloureux est une caresse maternelle.

    Or te voici sans que m’ait été imposé un choix :
    Toi que la sensibilité du Poète a nommée Douleur,
    Toi dont le douceur de la prunelle et de la voix
    A ouvert la voie du bonheur en conjurant le malheur.

     Mokhtar Sakhri C'était hier Tous Droits Réservés 

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri


    Le meilleur du meilleur,

    Le meilleur du meilleur est-il à jamais révolu ?
    Il ravive la mémoire en corsant le souvenir
    Le temps, jetant sur nos vies son dévolu,
    Par un saut en arrière, règle notre devenir.

    Ainsi, ayant vogué sur deux voies parallèles
    Dessinées par le hasard, maître des destins,
    Nos âmes blessées, en quête d’amours éternelles,
    Ont-elles été conviées au plus beau des festins !

    À la croisée des chemins ce furent retrouvailles.
    Dans nos coeurs résonnèrent ces rythmes de liesse
    Qui célèbrent les printemps de fiançailles
    En élevant aux cieux des refrains de jeunesse.

    Après le vécu, le meilleur est toujours à venir,
    Grandi par Nostalgie et offert à échéance.
    Ne point le saisir serait compromettre l’avenir,
    Car Dame Fortune est économe de ses chances.

    Mokhtar Sakhri C'était hier Tous Droits Réservés 

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri

    Poésie, mots simples…

    Poésie,
    Mots simples
    Qui te vont droit au coeur.
    Poésie,
    Mots simples
    Qui font voir,
    Quand tu as mal,
    Moins noir le malheur.
    Poésie,
    Mots simples
    Qui rendent rêveur.
    Poésie,
    Mots simples
    Qui ouvrent une fenêtre
    Sur le bonheur.

    Mokhtar Sakhri C'était hier Tous Droits Réservés 

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri

    Les prophètes de la haine,

    Le kalachnikov dans une main
    Et dans l’autre leur Coran saint,
    Ils ont juré d’imposer leur loi,
    Injuriant Mohammed et sa foi.

    Sur tout et sur tous leur anathème
    A jeté l’ombre d’un vieux théorème
    Qui réduit la liberté à une apostasie,
    Terrain où croît l’herbe de l’hypocrisie.

    De leur folie ils rendent garant un dieu
    Que révèrent des prophètes de la haine odieux.
    Contre leurs chaînes le poète a l’âme révoltée ;
    À leur prison elle préfère la balle de l’exalté.

    Mokhtar Sakhri C'était hier Tous Droits Réservés 

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri

    La guerre en vain,

    La guerre a fini
    Dans un sourire
    Et une poignée de main
    Après avoir fait mourir
    Et souffrir à l’infini
    Des hommes en vain.

    Mokhtar Sakhri C'était hier Tous Droits Réservés 

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri

    La petite tzigane,

    Elle avait quatre ans
    C’était une tzigane.

    Elle vivait à Cagliari,
    Aux confins
    De la ville,
    Là où la Société
    Avait aménagé,
    À l’écart de ses yeux,
    À l’écart de ses narines,
    Une décharge.
    Elle était née en voyage,
    Quelque part
    Entre l’Italie
    Et la Sardaigne.
    Sa mère avait accouché
    Sur un pré,
    À ciel ouvert
    Sans l’aide de personne
    Sans sage-femme,
    Sans médecin.

    Elle avait quatre ans
    C’était une tzigane.

    Pendant des mois
    Sa mère avait continué
    De la porter en giron
    Pour demander la charité.
    Là, était son berceau
    Sur les trottoirs,
    Elle fut dès le premier jour
    Condamnée
    À solliciter la pitié.

    Elle avait quatre ans
    C’était une tzigane.

    L’air pollué de la rue
    L’avait vaccinée :
    Contre tant de maladies
    Elle avait acquis l’immunité.
    Et elle marchait…
    Et elle marchait…
    Avec des sabots trop grands,
    À peine vêtue,
    Une sébile à la main,
    Pour mendier la vie.

    Elle avait quatre ans
    C’était une tzigane.

    D’un mal, la rue
    Ne lui avait procuré le vaccin :
    Contre la haine,
    Elle resta sans défense.
    Un jour, elle fut bousculée
    Par un vieux raciste
    Hargneux et venimeux ;
    Elle finit sur la chaussée…
    Fauchée en un éclair
    Par un chauffeur trop pressé
    Et, quant à lui,
    Non moins fielleux.

    Elle avait quatre ans
    C’était une tzigane.

    Mokhtar Sakhri C'était hier Tous Droits Réservés 

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri

    Le bonheur oublié,

    Le temps est vite passé ;
    Je suis parti depuis longtemps.
    Il est déjà mort mon passé…
    Mais où est-il mon printemps ?

    En cette terre où je vis à présent,
    Essayant de construire un univers,
    Les jours filent en un instant
    Et portent vers des matins amers.

    Chaque souci est chassé par un espoir,
    La vie n’est pas avare de ressources ;
    Il s’agit de vaincre les peurs du soir,
    Et d’aller à la recherche des sources…

    Partant, j’ai laissé là-bas mes racines
    Et porté ici de jeunes et beaux bourgeons
    Bientôt étiolés par les brumes et les bruines ;
    Sans leur sève, ils meurent les surgeons…

    Autour de moi, même les arbres secs vivent,
    Se parant des fleurs qu’ils ne peuvent porter,
    Et dont leur terre et le vent de l’exil me privent
    Sans faire cesser mon coeur de chanter…

    Leur bonheur est égal à celui qui fut le mien,
    Mais le mien est enfoui au fond de mon âme,
    Au profond des souvenirs ou le mal et le bien
    Se sont estompés sans heurt et sans drame.

    Mokhtar Sakhri C'était hier Tous Droits Réservés 

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri


    Le jasmin de l’exil,

    Sortant des ténèbres de cet août,
    Tel un prisonnier à la promenade,
    Je te rencontrai sur ma route,
    Telle l’héroïne d’une ballade.

    Le Ciel, en ce jour généreux,
    D’un buisson fit un jasmin.
    Offrant ce miracle à mes yeux,
    Il m’invitait à te tendre la main.

    Accomplissant ce geste impromptu et fatal,
    Je sentis mon coeur battre et bondir,
    Mes narines frémir au parfum des pétales,
    Et, à ton sourire, mon âme défaillir.

    Soudain, me vint la nostalgie du temps où le soir
    Le jasmin apaisait les chagrins de mon enfance ;
    Et, ton apparition devint dans mon espoir
    Le jasmin de mon exil, de ma décadence.

    Mokhtar Sakhri C'était hier Tous Droits Réservés 

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri

    Je remercie infiniment l'auteur de m'avoir fait confiance en me faisant parvenir son livre et en m'accordant le droit de partager quelques unes de ses poésies dans mon petit monde. 

     Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri

    Mis en ligne sur facebook d'une des analyses de Mokhtar Sakhri intégrée à mon blog et partagée le 3 novembre de cette année.

    Ce matin je me suis réveillé avec le sentiment que la France est en train de faire un bond en arrière dans son histoire et de revenir au temps où René Descartes craignait de publier son Traité du monde et de la lumière. C'était en 1633... à l'époque où sévissaient l'Inquisition et cardinal Bellarmin, celui-là même qui avait envoyé Giordano Bruno au bûcher sur la place Campo dei Fiori à Rome. Et menaçait Galilée du même supplice s'il n'abjurait sa théorie relative à la rotation de la terre autour du soleil... Aujourd'hui des abrutis, des êtres d'esprit restreint, ont pris le relais de ce sinistre cardinal. Se proclamant émirs ou califes, ils tentent d'interdire au monde de penser en faisant peser l'épée de Damoclès du Terrorisme. Et, il faut reconnaître qu'ils sont en train de réussir : des esprits timorés, saisissant le prétexte de laïcité, ont décidé de supprimer les crèches dans les mairies de France !... Soit disant pour respecter les croyances des citoyens musulmans ! Mais ces derniers, si réellement ils ont lu le Coran, devraient savoir que des versets de pas moins de 13 sourates sont consacrés à Jésus. Et que le dernier vers de la sourate de la Prohibition relate la fécondation de Marie, laquelle aurait reçu la visite de l'archange Gabriel venu lui annoncer qu'elle enfanterait d'un garçon. Il est écrit : "Marie, fille de Imran, qui garda sa virginité reçut en son corps notre esprit. Elle crut au Livre de la Vérité et aux paroles de son Messager. Elle était au nombre de ceux qui craignaient Dieu". S.LXVI, 12. Quand des "spécialistes", genre Caroline Fourest pour ne rappeler que sa proposition "de crèches sans Petit-Jésus", dont les interventions sur le monde arabo-islamique à la télévision sont propices à la désinformation et à alimenter la haine, je crois qu'il serait plus utile d'ouvrir un débat à "Coran et Bible ouverts" afin de faire tomber une tension provoquée par des médias animés de tant de mépris que leur mauvaise foi ébranle la vérité.

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri
     

    Du même auteur

    – L’ALGÉRIE DU PARADIS PERDU – essai – Éditions ACM – Boofzheim – 2001 – épuisé
    – LE PRISONNIER DE GARGNANO – théâtre – Éditions Librairie Galerie Racine – Paris – 2003
    – CHANTS D’AÈDE ET VOIX DE CHANTRE – poésie – Éditions Librairie Galerie Racine – Paris
    – LA MORT EN RÉCOMPENSE – roman – Éditions L’Harmattan – Paris – 2006
    – LES DÉMONS DE LA FOI – essai – Éditions Dualpha – Coulommiers – 2007 – épuisé
    – LA LIBERTÉ DES DUPES – essai – Éditions L’Harmattan – Paris – 2007
    – L’INJUSTICE ET LA TRAHISON – essai – Éditions Dualpha – Coulommiers – 2008 – épuisé
    – JUSTICE POUR IRAK ! Publié in IRAK ! CRIMES DE GUERRE ET FIASCO POLITIQUE – Éditions Dualpha – Coulommiers – 2009 – épuisé
    – L’ILLUSION D’UN ESPOIR ROMAIN – roman – Éditions L’Harmattan – Paris – 2012
    – FERHAT ABBAS – La voix que la France se refusa d’entendre – biographie – Édilivre – 2013

    Rééditions 

    – LES DÉMONS DE LA FOI – essai – Édilivre – 2012
    – JUSTICE POUR IRAK ! – Édilivre – 2012
    – L’INJUSTICE ET LA TRAHISON – Israël, les Arabes et la Palestine – essai Édilivre – 2013

     

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri


    A part les analyses politiques de Mokhtar Sakhri que j'ai lues avec beaucoup d'attention et d'intérêt, je ne peux me permettre de conseiller ou non la lecture de ses livres ne les ayant moi-même pas lus enfin pour l'instant, cela dit je crois sincèrement qu'il est bon
    de lire tout, même ce qui peu nous paraître "rebutant" ou "rébarbatif", c'est vrai que la politique.. on en a tous assez mais si nous  ne lisons rien à son sujet cela pourrait favoriser l'apparition d'oeillères dont nous n'avons nullement besoin. Dans ces temps difficiles, il nous faut ouvrir grands nos yeux et nos oreilles. Il se passe et il se sont passé des choses importantes dans notre monde et il faut trouver l'intérêt d'en lire les échos des uns et des autres.

     

    Quelques poésies et une analyse politique de Mokhtar Sakhri

     

     

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