• Face à la porte étroite

    Face à la porte étroide recueil de poésies de Stéphane MARTIAL

    Face à la porte étroite

    Face à la porte étroite Stéphane MARTIAL Le coin de page

    Il s'agit là de sa première édition

    De la très belle poésie comme je l'aime.

    J'ai été particulièrement sensible car dans les mots de Stéphane je retrouve la région du Cotentin, l'eau omniprésente ici, la terre qui traverse les saisons et souvent durement éprouvée, le ciel et ses mystères, le feu, les horizons sans fin des petites joies des immenses peines qui donnent le vertige et des êtres mytiques qui rôdent dans nos paysages familiers et probablement de l'autre côté de cette porte étroite.

    Face à la porte étroite

    Deux poésies pour vous donner envie de lire Stéphane Martial

    Le chat d'avril, extrait de " Face à la porte étroite "

    Les genêts sont en fleur en un bosquet charnu ;
    Une pâle jonquille à l'iris étoilé
    Trône dans un décor de buissons ordonnés
    Qui semblent dériver d'un vert gazon pentu.

    Dans un ciel noyé sous quelque vague brouillard
    L'horizon des vallons prend un ton vert-bleuré,
    Et l'arbre à demi nu s'habille de beauté,
    Les champs semblent ainsi que des songes blafards.

    Chaque chose se meut sous la brise légère ;
    La cime du sorbier se penche vers la terre ;
    Un merle s'attardant parmi les pâquerettes

    Cherche des vermisseaux sous le regard avide
    Du chat maître des lieux, matou de la minette
    Et félin exercé aux poursuites rapides.

    Stéphane MARTIAL (II - LA TERRE - page 95)

    Face à la porte étroite

    L'éclaircie, extrait de " Face à la porte étroite "

    Les nuées sont partout, au plafond du dehors,
    La lueur qui luit semble celle de la lune ;
    Pourtant il est midi et le soleil retors
    Sommeille dessus la nue de son air de thune.

    L'horizon bas pénètre au travers des maisons,
    Versant sa blême aura en un nuage pur ;
    Le brouillard maladif vient noyer le salon
    Donnant un air suspect aux portes et aux murs

    Soudain le vent du sol pousse la blanche brume ;
    Un souffle nébuleux monte comme une plume
    Et le plafond du ciel s'enfuit vers le nord-est.

    Enfin l'éclaircie perce au ciel immaculée ;
    Quelques nuages gris se défont de leur lest,
    Puis, le soleil dans l'air, décrit un arc ailé.

    Stéphane MARTIAL (III - CIEL - page 162)

    Face à la porte étroite

    J'aurais encore une fois bien aimé avoir l'avis d'autres lecteurs

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  • Commentaires

    1
    poirier j.c.
    Jeudi 28 Mars 2013 à 13:59

    j'aime ces lignes pour leur joli côté descriptif...mais elles ne me fond pas rêver.peut être  parce que je ne connais pas,Babou votre région.

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