• Eh bien dansons maintenant ! de Karine LAMBERT

    de Karine LAMBERT : Eh bien dansons maintenant !

    Eh bien dansons maintenant ! de Karine LAMBERT  Eh bien dansons maintenant ! de Karine LAMBERT

    Ce joli roman édité d'abord chez JC Lattès est à présent disponible dans la collection " Le livre de poche " vous le trouverez un peu partout au prix de 6,90 euros. La couverture ici est signée Raphaëlle Faguer spécialisée dans le graphisme, édition et illustration, sont site ICI. Il a été primé :

    PRIX DES LECTEURS SELECTION 2017

    Karine LAMBERT est née le 9 mars 1958 à Uccle en Belgique. Il s'agit-là de son second livre, son premier " L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes " a eu un énorme succès. Je ne l'ai pas lu mais ça viendra.

    En avant propos : Karine Lambert est une photographe belge. Ses clichés sont de minuscules instants essentiels : éclats de rire, de sensualité, de fragilité, de vérité. D'une façon ou d'une autre, avec des images ou des phrases, elle raconte ce qui la touche. " L'immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes " a remporté en 2014 le Prix Saga Café qui couronne le meilleur premier roman belge. Il est publié dans de nombreux pays. " Eh bien dansons maintenant ! est en cours de traduction en plusieurs langues.

     Le résumé du livre

    Elle aime Françoise Sagan, les éclairs au chocolat, écouter Radio Bonheur et fleurir les tombes. Il aime la musique chaâbi, les étoiles, les cabanes perchées et un vieux rhinocéros solitaire. Marguerite a toujours vécu dans l'ombre de son mari. Marcel a perdu celle qui était tout pour lui. Leurs routes se croisent, leurs coeurs se réveillent. Oseront-ils l'insouciance, le désir et la joie ? Karine Lambert signe un roman lumineux sur la fragilité et l'ivresse d'une histoire d'amour à l'heure où l'on ne s'y attend plus.

    *****

    Voici une histoire d'une infinie tendresse.

     Après Cinquante-cinq ans et dix-sept jours de mariage avec Henri notaire de son état, Marguerite se retrouve seule. Elle a un fils qui la couve à présent comme une enfant et un petit fils qu'elle adore, Ludovic qui le lui rend bien. Elle a 78 ans et se rend compte à quel point elle a été toute sa vie d'épouse dépendante de son mari. Page 29 ... Elle était passée de la maison de ses parents à celle de son mari. Une vie tiède à l'abri des soucis et d'une passion dévorante... Elle se demande ce qu'elle va faire de sa vie maintenant.

    Dans sa grande maison de notaire il lui reste Maria, au service du couple depuis des années. A part lire sans se cacher les romans de Françoise Sagan, écouter Line Renault en boucle, et fleurir ses tombes.. elle ne sait pas ce qu'elle va devenir. Je dis ses tombes car elle va surtout sur celle de sa soeur à qu'il elle pense très fort ces jours-ci. Sa soeur qu'elle aimait tant Page 32 ... Depuis ce jour la vie avec rétréci. On parlait moins fort, on rêvait moins grand. Leur père réprimait tout e qui ressemblait à de la joie. Il avait perdu son aînée, sa fille chérie. Le bonheur était devenu tabou. Ils étaient brusquement passés de quatre à trois et il fallait apprendre à vivre avec cette absence qui envahissait tout l'espace. Les années avaient passé, la blessure ne s'était jamais refermée...

    De son côté, Marcel déambule dans les rues de Paris, il adore sa femme Nora, ils ont 72 ans, ils aiment jouer au Scrabble et lui particulièrement la musique chaâbi. Ce jour-là où nous faisons sa connaissance il est nostalgique car il se remémore ... ce jour de novembre 1954 où il a quitté son pays, l'Algérie. Page 19 ...Son père avait senti le vent tourner. Les indépendantistes avaient saccagé son exploitation agricole, désormais rien ne serait plus pareil... La famille abandonnait tout et partait pour la métropole où leur cousin Maurice leur avait trouvé un petit logement. Leurs chers voisins, les Ben Soussan et leur adorable fille Nora, l'amie d'enfance de Marcel, les suivaient. Installés depuis un certain temps dans la région parisienne, Nora fut obligée de retourner en Algérie où sa grand-mère réclamait la présence de ses enfants. Marcel grandit seul en ne pensant qu'à sa chère Nora pour qui il ressentait des sentiments profonds et sincères. Il travaillait désormais au zoo de Vincennes où il avait beaucoup de joie à s'occuper des animaux et d'un rhinocéros en particulier. Il aimait regarder le ciel et les étoiles qui le ramenaient souvent au pays tant regretté. Les années avaient passé, Nora revint un jour ne pouvant finalement pas se passer de Marcel. Ainsi commença leur belle histoire d'amour et ils se marièrent. Ils allaient fêter leurs noces d'émeraude et s'aimaient toujours autant l'un et l'autre, un couple fusionnel et passionné. Elle, elle aime la mer et les baignades, elle a peur de vieillir. Ils ont une fille Manou qui les adore. Un jour, ils décident de partir quelque part : Page 38 ...-ça te dirait de traverser la Méditerranée ? on verrait les côtes de l'Algérie se rapprocher plutôt que s'éloigner - tu es mon premier amour (lui dit-elle) et mon dernier amour point final.

    Ils partent du côté de Nice pour participer à un tournoi de scrabble. Il fait beau. La mer tend les bras à Nora qui ne peut s'empêcher d'aller plonger pendant que son cher époux continue sa partie. Elle ne reviendra jamais. Sa vie à elle s'arrête brutalement ici laissant Marcel dans un chagrin incommensurable.

    Chacun de son côté, sans ne s'être jamais vus, vont se retrouver un jour pour effectuer une cure qu'on appelle " Secrets de jeunesse ". Elle va apprécier finalement d'être dorlotée, bien qu'opposée à ce genre de patouillage, elle va aimer les massages et les bains. Lui, opposé à cette formule va errer comme une âme en peine dans de longs couloirs blancs au milieu de curistes tristes et seuls. La vieille dame et le vieux monsieur vont se trouver côte à côte sur un transat, au repos. Ils vont à toutes petites doses apprécier de communiquer et après quelques jours d'errements vont se rechercher parce que la solitude est un fait à accepter mais la compagnie est un signe du destin qu'il ne faut pas rejeter. Ainsi notre chère Marguerite s'habituera à la présence discrète, désintéressée et plaisante d'un adorable Marcel surprenant de bonnes manières et de gentillesse surpris de découvrir une si charmante dame.

    Ils se voient plus souvent, se donnent des petits rendez-vous parmi les curistes entre deux soins et finalement la deux chevaux de Marcel les entraînera visiter les environs. Un lien imperceptible, timide, discret d'abord les unira. Ils n'en sont qu'aux prémices d'une affection particulière que les plus jeunes ne peuvent pas connaître. A leur rythme, ils vont apprendre à s'apprécier, à se connaître, à vouloir se connaître davantage. Ils vont fuguer vers Collioure comme les gamins au début d'un penchant montré du doigt, ils rayonnent d'un bonheur auquel ils ne pensaient pas mais qui les rend soudain plus jeunes et plus confiants en l'avenir si court soit-il.

    Sans jamais, jamais oublier leurs conjoints disparus qui définitivement font partie de leur vie, ils vont apprendre à s'aimer au grand dâme de leurs enfants réciproques. Manou sera peut-être plus ouverte.. Marguerite sera placée en maison de retraite médicalisée afin de la sauver de cette folie que son fils prétend due à son grand âge. Mais Marguerite échappera à ce qu'elle pense un internement abusif et qu'elle refuse absolument.

    Marcel enlève Marguerite à sa demande. Il lui apprendra, le rhinocéros, les étoiles et la musique chaâbi car il vient d'ailleurs, elle lui apprendra Line Renault, la danse et son petit fils, elle changera d'allure pour lui, coiffeur et nouvelles toilettes, une seconde vie qu'elle et lui voudront heureuse jusqu'à la fin.

    Page 138 ... Est-ce qu'une nouvelle histoire, c'est trahir l'histoire précédente ? ... Non. Il n'a jamais désiré un autre corps que celui de Nora. Il n'a connu que cet amour e jeunesse. Il a eu de la chance de la rencontrer. La baraka, comme on dit chez lui. Aujourd'hui c'est fini. Sa vie d'avant a disparu. Pourtant c'est plus fort que tout, ce besoin de donner, d'enfouir son nez dans le cou d'une femme, de la caresser, malgré son corps ridé et fatigué qui lui indique un autre chemin. Apprivoiser l'autre, c'est une montagne mais l'idée de rester seul lui semble insurmontable. Le temps coule trop vite tou à coup. Combien reste-t-il de grains dans le sablier ? ...

    Ils forceront tous les deux le destin. Leurs enfants devront accepter leur nouvelle vie à deux car ilsne sont plus des enfants et leurs années de vie sont comptées. Ils réuniront leurs enfants lors d'un repas soigné avec tant d'amour qu'il sera une réussite. Page 196 ... Elle sait que malgré la réussite de la soirée qu'elle a organisée chez lui, les dîners de famille se compteront sur les doigts d'une main et elle tremble devant cette histoire d'amour et ce changement de vie aussi radical que tardif. 

    Dans ce livre tellement joli notre auteur cite Jacqueline Dalimier, une poésie

    Des ailes au bout des doigts.

    On en parle si souvent
    De ce seigneur de ce mendiant,
    De ce poète un peu fou
    Inventeur du rendez-vous

    On en parle sans raison
    Pour le plaisir de dire son nom
    Pour son mystère et son charme
    Fait de fous rires et de larmes

    On en parle et c'est délicieux
    En se regardant dans les yeux
    On le murmure tout bas la nuit
    Chaque fois qu'il nous réunit.

    On en parle sans l'avoir connu
    Et aussi quand on l'a perdu
    On s'en moque de temps en temps
    Mais on le cherche éperdument

    On en parle tant et si bien
    Qu'un jour il vous tend la main
    Et l'amour ce vagabond
    Est tout entier dans un prénom.

    " Vieux signifie qui a vécu et qui en porte toute la richesse. Pourquoi ne pas dire que les rides sont belles ? Elles racontent l'histoire d'une vie , elles sont des marques de joie et de blessures ; elles sont incarnées.... L'humanité a heureusement acquis de plus belles qualités que le paraître.

    Disons-le aux enfants."

    Citation de Maryse vaillant.

    Ce roman est une petite merveille de tendresse.

    Je le conseille à tous, petits et grands.

    Eh bien dansons maintenant ! de Karine LAMBERT

    Eh bien dansons maintenant ! de Karine LAMBERT

     

     

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  • Commentaires

    2
    Samedi 29 Avril à 19:22

    Ce livre-ci est plein d'une tendresse infinie, nous vieillirons aussi un jour et Dieu fasse que nous soyons à peu près en bonne santé et heureuses. Je vous embrasse et vous souhaite un joli moi de mai. A bientôt Ana.

    1
    ana
    Samedi 29 Avril à 17:54

    Merci mille Babou!   Maintenant, ma fille est en Europe et elle ira aussi en France.  Maintenant,  elle a ma liste ("la liste de mes envíes" ), beaucoup d´entre eux,  vos recommandations!

    J´attends avec impatience.

    Merci encore et un abrazo fuerte amiga,   Ana

    PS. 

    Je suis d`accord,

    Chaque année de nos vies, on  porte une nouvelle insigne de décoration! 

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