• Cette nuit, la mer est noire de Florence Arthaud

    Cette nuit la mer est noire - Florence ARTHAUD

    Cette nuit, la mer est noire de Florence Arthaud

    Cette nuit la mer est noire de Florence ARTHAUD

    Achevé d'imprimer en mars 2015

    Il s'agit d'un livre posthume, qui aurait pu imaginer en effet que Florence ARTHAUD perdrait la vie comme dix autres protagonistes d'un jeu télévisé et cela d'une manière aussi stupide que dramatique.

    Florence ARTHAUD

    Cette nuit, la mer est noire de Florence Arthaud

    Florence ARTHAUD surnommée « la petite fiancée de l'Atlantique »

    Née le 28 octobre 1957 à Boulogne-Billancourt et morte le 9 mars 2015 près de Villa Castelli en Argentine, est une navigatrice française, victorieuse de la Route du Rhum en 1990 elle est alors la première femme vainqueur d'une course transocéanique en solitaire.

     

    Le livre


    en 2011.. Florence partie pour un voyage en solitaire acceptait de "rompre sa solitude" en embarquant une grande amie avec elle... Partie sur les traces de ces ancêtres elle voulait arriver vers Alger par la mer c'était pour elle la meilleure façon de voyager (P.13). A hauteur du cap Corse.. elle bascule et tombe à l'eau. Durant ces moments de courage et de détresse elle repense à sa vie la navigatrice raconte, sa vie passionnée entrecoupée de ses impressions personnelles sur sa fin proche engloutie par "sa raison de vivre". Elle fut sauvée par le contact incroyable avec sa maman qui veillait à l'autre bout du monde son téléphone en mains.

    pages  16 & 17 - C'est en avançant au hasard par les rues que je découvris cette ville dont la beauté me fascinait. Alger la Blanche, avec ses arcades et ses immeubles haussmanniens, m'était déjà familière. Sa silhouette auréolée de soleil se dessinait déjà dans ma mémoire, vivante encore des récits de ma famille. Tau au long de mon enfance, ma mère, ma tante et mon grand-père m'avaient fait partager leurs souvenirs, et je ne pouvais m'empêcher d'arpenter Alger en songeant à la ville où avaient vécu mes aïeux...

    ... A Alger m'avait-on dit, ce sont les femmes qui portent la culotte. On serait tenté par un mauvais jeu de mots, en constatant qu'elles portent aussi le voile... Cette contrainte, assumée ou non, est contournée par les jeunes filles avec élégance et virtuosité. Les robes ou les jeans sont souvent portés très près du corps. Quant au voile, réduit à un simple foulard, il ressemblerait presque à un accessoire de mode. Ironie du sort, il suggère même parfois la féminité - sans la dévoiler. Les vêtements présents pêle-mêle dans les magasins témoignent de cette ambiguïté assumée ou non. Strings et voiles sont vendus dans les mêmes échoppes. En ce qui me concerne, je n'ai acheté que des strings. Les voiles ne seront jamais pour moi que les outils de mes courses au large et l'expression de ma liberté.

    Elle bataille pour la vie... se rappelle et sa vie défile sur les pages que je tourne avidement. Elle se bagarre comme toujours et je suis, moi lectrice, sa progression et son acharnement à survivre dans ce gouffre de mer terrifiante qui l'aspire.

    Sauvée par son téléphone portable gardée sur elle... page 105 : Je tente un nouveau numéro. Miracle, je tombe sur ma mère : «  Maman je suis tombée à l'eau ! «  Les secondes sont des siècles. La voix de ma mère est indécise. «  Ma chérie, je ne t'ends pas.. - Maman, je suis tombée de mon bateau ! « . Rien à faire. Il doit y avoir un problème de réseau. Ou bien ma voix est altérée par les clapotis de l'eau. Troisième tentative. Elle m'a enfin comprise ! Maman a alors le réflexe d'une mère de marin : «  Quelle est ta position ? « . Pour la première fois depuis ma chute, je sens l'espoir renaître ! Au miracle de la découverte de mon portable dans ma poche, s'en ajoute un deuxième : je venais de tracer ma position. J'étais à neuf milles du cap Corse sur une trajectoire qui vient directement de l'île d'Elbe. Maman, qui se plaint toujours de ne plus pouvoir marcher ni monter les escaliers, cavale comme une gazelle au premier étage. Elle réveille mon père et appelle mon petit frère Hubert..

    Elle sera sauvée. Mais quelle leçon Florence Arthaud nous donne dans son récit de rescapée ! Il faut une grande dose de courage pour ne pas se laisser dévorer par les grandes profondeurs.

    Après la mort de Florence ARTHAUD dans les conditions stupides que tout le monde connait hélas son frère Hubert a tenu ces propos lors d'une interview dont le lien du journal est intégré : Ce qui touche particulièrement dans cette interview, c'est l'immense confiance qu'Hubert avait en sa soeur quand elle était en mer et son intime conviction qu'elle ne pourrait pas mourir de sa passion : "J'ai toujours su que Florence ne mourrait pas en mer. Je n'ai jamais été inquiet quand elle était en compétition parce que c'était son élément. Pour moi, la crainte n'était pas en mer, mais à terre. (...)

     Le fait est

    Vogue la galère chère Florence dans d'autres lieux vers d'autres horizons inaccessibles pour nous tous encore.

    Cette nuit, la mer est noire de Florence Arthaud

    Ce livre est très émouvant il retrace des moments importants dans la vie de Florence.

    Pour ceux qui ont eu le bonheur de croiser sa route c'est un petit peu d'elle que l'on garde près de soi.

    Tempête

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